Découvertes Mint : Petites musiques de l’été 2018 (S01E04)

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London Calling sur toute la ligne pour cette dernière récolte très masculine de juillet. La réception du dernier single d’Arctic Monkeys face à l’irréelle douceur d’une nouvelle voix avec laquelle il faudra compter, celle de Benedict Cork.

Arctic Monkeys

Tranquility Base Hotel & Casino

Le 11 mai sortait le premier album du groupe britannique après quatre ans de silence radio. D’abord il y eut Four out of Five et son étrange ambiance digne d’un David Lynch ou d’un Stanley Kubrick. Puis l’été est venu et une mystérieuse photo a fait son apparition sur les réseaux sociaux le week-end dernier. On y voyait Alex Turner répondre au téléphone. Quelques centaines de commentaires, l’énigme a été résolue: il s’agit de Mark, le réceptionniste de l’hôtel du dernier single (bref, il suffisait de lire les paroles).

L’air de rien, ce 2e single confirme tout le bien qu’on pensait déjà des rockeurs et la très bonne tenue à la fois musicale et intellectuelle de leur album. Chaudement recommandé par cette canicule, puisque l’hôtel en question est situé… sur la lune, dans une ambiance futuriste garnie d’éléments vintage. On adore le single. On adore encore plus le clip.

Après avoir assuré la clôture de Rock Werchter en juillet, Arctic Monkeys est actuellement en pleine tournée internationale. Elle repassera par l’Europe fin septembre en Irlande, pour mieux retourner aux quatre coins de l’Amérique du Nord, de Houston à Los Angeles en passant par Oklahoma City, le port de Vancouver et le Civic Center de San Francisco… jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Benedict Cork

Mama Said (Live at Red Gate Recorders)

Toujours citer ses sources: Elton John et son émission Rocket Hour sur Beats 1. Grâce à lui, mes oreilles ont vibré au son de cette mélodie au piano signée Benedict Cork, un artiste d’une bonne vingtaine d’années, que Sir Elton qualifie de «sensationnel» – amen.

Son histoire démarre à Stortford, mais il choisit Londres pour tenter de faire carrière dans la musique, alors qu’il n’a que 18 ans. C’est dans les piano bars qu’il démarre et se plonge dans la foulée dans la composition et l’écriture. Il a 19 ans quand il signe son premier contrat de collaboration avec BMG. Suivront des prestations au sein de plusieurs groupes et des solos dans des palaces et parfois même des saloons. Quelques déconvenues plus tard (notamment la déconfiture de son groupe), on le retrouve en Suède, où il part se ressourcer. L’appel de la musique est trop fort. Il se remet à composer et à écrire. Désormais, il se partage entre Londres et Stockholm. Ses inspirations? La musique scandinave, Adele, Sia et (comme la vie est bien faite) Elton John.

La boucle est bouclée, une carrière solo vient de démarrer. Elle ne pouvait pas rêver meilleur parrain. Vous n’aviez probablement pas vu autant de douceur et de volupté au piano depuis un bon bout de temps. Retenez bien son nom, il s’appelle Benedict Cork.

Cet été, découvrez les groupes du terroir à suivre tout au long de la semaine et une découverte musicale à 11h30 du lundi au vendredi sur MiNT.be.