4,5 milliards pour une économie durable en Belgique

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obligations vertes
Grâce aux obligations vertes, l’état va financer des projets tels que l’achat de nouveaux trains M7 pour la SNCB. (photo : Bombardier-Alstom/SNCB)

Fin février, l’Etat belge a levé 4,5 milliards d’euros pour financer la transition vers une économie durable. Fort de son expertise dans le domaine, BNP Paribas Fortis a joué un rôle central dans l’élaboration de cette première obligation verte de l’Etat belge.

« Le montant récolté est le deuxième plus important au monde dans le cadre d’une obligation verte », se réjouit Katherine Dior, responsable des émissions obligataires chez BNP Paribas Fortis. « Cette opération est une grande première pour la Belgique. »

Avec cette obligation, l’Etat financera des projets qui porteront sur le transport propre, les ressources biologiques et l’utilisation du sol, l’énergie renouvelable, l’économie circulaire et l’efficacité énergétique. A titre d’exemple, citons l’achat de 445 nouveaux trains M7, la génération la plus récente de wagons à double pont, offrant 50. 000 places assises.

Les obligations vertes ont exactement les mêmes caractéristiques que les obligations conventionnelles à deux différences près: les projets financés doivent respecter les ‘Green Bond Principles’, des directives internationales pour les obligations vertes, et l’institution qui a émis les obligations doit assurer un reporting annuel sur l’allocation du montant levé à des projets verts, ainsi qu’un suivi de l’impact écologique de ces projets.

Proactivité et expertise

Ces dernières années, BNP Paribas Fortis a été un des pionniers dans l’élaboration d’obligations vertes sur le marché belge. La banque a notamment travaillé sur des projets de financement vert pour des entreprises comme Aquafin, Renewi (auparavant Shanks) ou encore Cofinimmo. Forte de cette expertise, elle a convaincu l’Agence de la dette belge de la solliciter pour élaborer sa première obligation verte.

« Avant même que l’Etat annonce son intention d’émettre cette obligation, nous lui avions déjà présenté les différents moyens de financement vert », explique Katherine Dior. « Notre position d’animateur sur le marché de la dette belge et notre expertise dans la structuration de produits de financement verts nous ont permis d’être en position de force pour être sélectionnés comme ‘Stucturing Advisors’. »

A partir de septembre 2017, les équipes concernées ont aidé l’Agence de la dette belge à passer au crible les dépenses des institutions fédérales, l’objectif étant d’identifier les projets potentiellement finançables dans le cadre établi par cette obligation verte. C’est sur base de cette analyse, qui a duré trois mois, que le montant à lever a été défini.

Aller chercher les investisseurs

Au-delà du rôle de Structuring Advisor, la banque a assuré le rôle de ‘Joint Bookrunner’ dans cette transaction. Au mois de février, elle a notamment organisé un roadshow dans plusieurs pays européens afin d’aller à la rencontre d’investisseurs verts et de leur présenter le produit.

Les 4,5 milliards ont finalement été alloués à environ 150 investisseurs institutionnels à savoir des gestionnaires de fond, des entités publics, des fonds de pension, des trésors bancaires, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement spéculatifs  et des banques. La diversité des profils et le montant total atteint montrent l’intérêt et l’engouement des investisseurs pour ce genre de produits.