Aller au travail en marchant ou à vélo réduirait significativement le risque de maladie

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Laisser sa voiture à la maison et aller au travail plutôt en marchant ou à vélo pourrait contribuer à réduire le risque de souffrir ou de mourir d’une cardiopathie ischémique ou d’une crise cardiaque, selon une nouvelle étude britannique.

Conduite par une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine et de l’Imperial College de Londres, cette étude se fixait pour objectif de déterminer si les alternatives à l’automobile pouvaient permettre d’intégrer davantage d’activité physique à la vie quotidienne, de réduire le temps de sédentarité et le risque de maladie et de mortalité.

358.799 personnes examinées

Les chercheurs ont examiné des données concernant 358.799 patients âgés de 37 à 73 ans, enrôlés dans l’étude nationale UK Biobank, conçue pour mesurer et surveiller l’état de santé des adultes vivant dans des zones principalement urbaines du Royaume-Uni.

Les participants devaient fournir des détails sur leurs trajets professionnels et non professionnels, et déclarer s’ils prenaient exclusivement leur voiture ou utilisaient des modes de transport alternatifs et plus actifs, même de temps en temps.

30 % de risque de crise cardiaque mortelle en moins

Après avoir pris en compte d’autres facteurs d’influence, comme les autres types d’activité physique, la consommation de fruits et légumes, et le statut socio-économique, les résultats montrent que les employés utilisant des moyens de transport plus actifs pour se rendre au travail, comme la marche ou la bicyclette, bénéficiaient d’une réduction de 11% du risque de maladie cardiovasculaire, et de 30% en ce qui concerne le risque de crise cardiaque mortelle.

Les personnes utilisant ces modes de transport plus actifs à la fois pour aller travailler et pour leurs trajets personnels connaissaient un risque de crise cardiaque mortelle encore plus réduit, de 43%.

L’étude étant observationnelle, les chercheurs soulignent qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée en ce qui concerne une éventuelle causalité. Cependant, l’étude puisant dans un échantillon de grande ampleur et se concentrant sur des choix de mode de transport faciles à adopter, l’équipe considère que ses résultats pourraient apporter un message important et qu’ils encourageront peut-être les gens à utiliser davantage les transports publics, la marche et le vélo.

Encourager le public à se déplacer de manière active

Dans un article accompagnant l’étude, April Mohanty, médecin membre du système de santé de Salt Lake City (États-Unis), apporte également ces précisions : « Cette étude apporte de nouvelles preuves qui soutiendront les efforts, notamment politiques, et les recommandations encourageant le public à se déplacer de manière active, même si ce n’est possible que pour une partie de leur trajet. »

Les résultats de l’étude sont publiés (en anglais) sur le site de la revue Heart.