FeelFanTesstic – Semaine 9 : L’imbroglio de lettres sur les étiquettes alimentaires

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AFP / R. Beck

Si vous êtes néophyte en matière d’alimentation et que vous essayez d’interpréter l’imbroglio de chiffres, d’abréviations et de ratios figurant sur les emballages alimentaires, sachez que les apparences sont trompeuses et qu’après un certain temps, vous allez être complètement paumé. L’experte en nutrition et en sport Tess van Beurden nous donne ci-dessous un cours accéléré de compréhension à la lecture.

Bien que les étiquettes diffèrent fortement entre elles, elles doivent d’un point de vue légal indiquer certaines données. C’est ainsi que le nom du produit et l’adresse du producteur doivent être renseignés de façon standardisée sur l’étiquette, de même que tous les numéros E et les organismes génétiquement modifiés (OGM) que contient le produit. Doivent aussi y figurer la provenance, les éventuels allergènes et la liste des ingrédients.

La règle de trois

Pour arriver à savoir en quoi consiste majoritairement le produit, il vaut mieux regarder les trois premiers ingrédients de la liste: ce sont toujours ceux en plus grande quantité. Le premier ingrédient est le sirop de fructose? Vous savez alors que vous ne tenez pas en main un produit sain, malgré ce que les illustrations trompeuses de la face avant de l’étiquette veulent vous faire croire.

 

De plus, il est aussi important de se faire une idée des macronutriments que contient votre produit. Les macro-ingrédients sont des nutriments qui sont aussi en grande quantité et se subdivisent en trois groupes: les protéines, les hydrates de carbone et les graisses. En examinant les ratios de ces nutriments, vous savez aussi ce que vous avalez et en quelle quantité. Comparez 100 g de yaourt ordinaire par exemple à 100 g de fromage blanc maigre: vous verrez que le premier contient beaucoup plus d’hydrates de carbone et le second beaucoup plus de protéines. C’est la raison pour laquelle le fromage blanc est davantage conseillé que le yaourt ordinaire.

Les numéros E

Les numéros E sont des excipients qui sont rajoutés pour modifier le goût, la texture ou le volume de certains nutriments. Il s’agit parfois d’additifs entièrement naturels comme l’acide citrique, mais parfois il s’agit d’excipients moins innocents. C’est ainsi que beaucoup de produits light contiennent de l’aspartame (E951), qui est connu pour ses propriétés cancérigènes. Le sirop de glucose et de fructose est aussi un additif très riche en calories qui augmente le taux de cholestérol dans votre corps et peut provoquer le diabète.
Il vaut mieux aussi éviter le MSG et le sulfite de sodium. Le MSG est utilisé comme exhausteur de goût dans la soupe, la sauce pour les salades ou les chips par exemple, et peut provoquer une fatigue, une dépression, des maux de tête et l’obésité. Le sulfite de sodium est un conservateur que l’on retrouve surtout dans le vin et les fruits secs. Si vous êtes sensible au sulfite, vous pouvez avoir des maux de tête, des problèmes respiratoires ou une éruption cutanée. Des inconforts que l’on préfère éviter!

Des emballages trompeurs

Les barres de muesli, les boissons aux fruits ou les yaourts à boire sont souvent vendus dans un emballage attirant et frais, si bien que l’on pense que ce sont des aliments sains. Ce n’est néanmoins pas souvent le cas: restez donc toujours critique et lisez ce qu’ils contiennent. Il se peut par exemple que l’emballage d’un yaourt indique qu’il contient 0% de graisse, mais la teneur en sucre du produit est super élevée. Tout sauf light et sain donc! Idem pour les boissons aux fruits: elles ne contiennent souvent qu’une quantité minimum de fruits frais, mais par contre une quantité maximum de sucre.

Mare Hotterbeekx

Dans les prochaines semaines chez Metro, nous allons payer de notre personne. Allez-vous faire du sport avec nous? Vous pouvez partager photos, questions et remarques pour Tess via Instagram sous le hashtag #FeelfanTesstic. Les vidéos de work-out sont à regarder sur metrotime.be/feelfanTesstic.

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