Les noces princières, une bonne excuse pour faire la fête en Australie

Belga / J. Jacobs

Les Australiens pourront suivre en direct les noces du prince Harry et de Meghan Markle sur leur écran de télévision samedi soir. L’évènement s’annonce aussi être une bonne raison pour se retrouver dans les pubs.

L’union royale britannique promet d’être avant tout une «excuse pour faire la fête» samedi soir dans l’ancienne colonie britannique. Certains pubs organisent des soirées à thème samedi, encourageant les convives à se présenter déguisés pour suivre la couverture de l’évènement, avec des classiques britanniques au menu comme des ’scones’ et ’fish&chips’. Contrairement aux établissements anglais, les pubs australiens ne fermeront pas leurs portes plus tard à cette occasion.

Si l’engouement médiatique est indéniable, les Australiens ne se passionnent toutefois que modérément pour l’engagement de leur prince avec la célébrité américaine Meghan Markle. «En tant que républicaine, je n’y accorde pas beaucoup d’importance», explique Maree Barnes, retraitée de Dubbo, petite ville rurale de l’État du New South Wales. Elle juge toutefois Harry et Meghan «plus accessibles» que les autres têtes couronnées. «Les Australiens aiment Harry car il semble plus aimable et bien sûr Meghan représente le glamour d’Hollywood.»

Un soutien à la monarchie redynamisé

A Sydney, le journaliste Ben Cooper n’a pas l’intention de consacrer sa soirée de samedi à l’évènement qu’il perçoit comme «assez suspect». «De larges sommes des poches du contribuable sont dépensées pour quelqu’un qui est juste né dans une famille en particulier, et n’a rien fait pour le mériter», critique-t-il. Il déplore l’accueil réservé par les tabloïds à Meghan Markle, ce qui, selon lui, démontre «une face peu reluisante du Royaume-Uni».

Selon le chercheur de l’université de Sydney, Luke Mansillo, le mariage royal devrait redynamiser le soutien au maintien de la monarchie britannique en Australie. Celui-ci a faibli dès les années 60, pour être au plus bas en 1999 lors du référendum, perdu, pour une transformation du pays en république (le pays, membre du Commonwealth, a toujours officiellement pour chef de l’Etat la reine d’Angleterre Elisabeth II).