Les pesticides envahissent l’air de la Wallonie

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Ph. Belga

Le ministère de l’environnement vient de dévoiler les résultats de « Expopesten ». Cette étude, réalisée par l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP), se proposait de mesurer le taux de pesticides présent dans l’air wallon.

Selon cette étude, qui a analysé sur un an 46 pesticides différents autour de 12 stations réparties sur le territoire wallon, ce sont essentiellement des herbicides et des fongicides qui ont été retrouvés. Les insecticides ne représentent que 0,5% des substances mesurées.

Oupeye concentre les moyennes les plus élevées

Trente-trois substances ont pu être mesurées dans au moins un échantillon, quatre substances n’ont jamais été détectées et neuf ont été détectées dans au moins un échantillon dans l’air, à une concentration inférieure à la limite de quantification.

C’est dans les localités de Gembloux, Louvain-la-Neuve, Tinlot et Dour et à Charleroi que les moyennes des concentrations totales mesurées sur l’année ont été les plus élevées. Les concentrations maximales ont été mesurées à Gembloux et Louvain-la-Neuve. Le nombre de substances actives et la concentration moyenne étaient les plus élevés à Oupeye (localité fruitière) et les moins élevés au Mont Rigi (Waimes).

Il apparaît sans surprise que les doses respirées sont plus intenses dans les localités agricoles et au printemps, d’avril à juin. L’exposition aux pesticides extérieurs est quasi nulle en hiver. Les fongicides n’ont été mesurés qu’au printemps et en été, alors que deux pics de concentration d’herbicides ont été observés au printemps, en été et en automne. En revanche, les insecticides ont été détectés tout au long de l’année.

Une nouvelle étude d’ores et déjà en cours

Le ministre Carlo Di Antonio estime au vu de ces premiers résultats qu’une évaluation plus précise de l’exposition est nécessaire pour mieux comprendre le lien entre l’exposition aux pesticides et les effets potentiels sur la santé humaine (maladie de Parkinson, asthme, développement du foetus, perturbateurs endocriniens, …).

Carlo Di Antonio. Ph. Belga

Di Antonio a confié à l’Institut Scientifique de Service public (ISSeP) une nouvelle étude à l’échelle de la Wallonie. De nouveaux relevés sont actuellement en cours.