Test : God of War – Une démonstration de force sur PS4

69

Après cinq ans d’absence, Kratos revient plus en forme que jamais.  Non seulement God of War est le meilleure épisode de la saga mais il est également en lice pour être le meilleur jeu de l’année.  

Il va falloir commencer à s’y habituer. Après des hivers habituellement pauvres en nouveautés, dès le printemps, les joueurs peuvent désormais compter sur un jeu qui figurera dans les top 3 des meilleurs jeux de l’année. Leur point commun : ce sont des exclusivités PlayStation. Après Uncharted 4 en 2016 et Horizon Zero Dawn l’an passé, c’est God of War qui met tout le monde d’accord en ce printemps 2018.

Accessible à tous

Pour concevoir God of War, le studio californien de Santa Monica est parti de sa célèbre licence lancée au début des années 2000 et est quasiment reparti de zéro. En effet, si le héros, Kratos, Spartiate et fils de Zeus, est le même tout le reste, ou presque, a changé. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a été baptisé God of War, alors qu’il s’agit en réalité du quatrième opus de la saga.

Cet épisode est synonyme de nouveau départ pour la saga et tous les joueurs sont invités à y prendre part même en n’ayant jamais joué aux précédents opus. Cette volonté d’ouverture se retrouve également dans les quatre modes de difficulté. Du mode histoire qui est le plus facile et qui laisse les joueurs profiter « tranquillement » du scénario au mode de difficulté extrême baptisé « God of War », il y en a vraiment pour tous les goûts.

Le premier contact avec God of War est visuel et il est magnifique. C’est sans aucun doute le plus beau jeu vidéo jamais réalisé à ce jour. Les textures sont saisissantes de réalisme. La pilosité, les muscles de Kratos ou le détail des armures, chaque texture est de toute beauté et à aucun moment, on se dit qu’un élément est moche, raté ou en-dessous du lot. Les nombreuses cinématiques se mélangent avec les scènes du jeu sans que cela ne soit perceptible. God of War offre une véritable claque graphique, du moins sur une télé 4k et avec le PS4 Pro, support sur lequel nous l’avons essayé. En contrepartie, le jeu semble pousser la PS4 Pro dans ses retranchements et le ventilateur de la bête souffle au maximum durant toute la partie…

Un duo père/fils

Le scénario initial tient sur un bout de papier toilette. Quelques années après ses dernières aventures, le dieu Kratos est parti vivre sur Terre où il a fondé une petite famille. Suite au décès de sa femme, il se retrouve seul avec son jeune fils, Arteus, à qui il a fait la promesse d’aller disperser les cendres de sa mère en haut d’une montagne. Dès le début, la relation entre un père dur et un peu perdu et son fils courageux et curieux est au cœur du jeu. Les équipes de Santa Monica ont fait un travail énorme sur le personnage, lui apportant beaucoup de profondeur.

Le duo que Kratos forme avec Arteus fonctionne à merveille. Le voyage qu’ils vont mener à deux offre tantôt de l’émotion, tantôt de l’humour et prend la forme d’une quête initiatique durant laquelle un père va devoir s’ouvrir à son fils, tout en lui apprenant la vie. Même s’il n’est pas jouable, Arteus est un allié précieux auquel le joueur peut faire appel lors des combats. À distance, il envoie des flèches avec son arc, mais il peut aussi intervenir dans des attaques à corps à corps. Mention spéciale également aux personnages secondaires rencontrés tout au long de l’aventure. Souvent très drôles, ils ont aussi fait l’objet d’une attention particulière et ils sont mémorables.

Un mélange des genres

Les précédents God of War étaient des purs beat’em all, faisant la part belle à des affrontements brutaux. Les combats n’ont pas disparu, loin de là, et God of War reste un jeu toujours aussi brutal et violent, déconseillé aux moins de 18 ans. Mais le jeu mélange les genres et propose aussi bien des phases de combat, dont certains sont vraiment épiques, que des phases d’exploration et de résolution d’énigmes. God of War intègre également de nombreux éléments d’Action RPG avec des compétences à débloquer, des armures et des armes à créer et à améliorer en fonction des éléments ramassés et gagnés lors de l’aventure.

Le jeu du studio Santa Monica se distingue de nombreux jeux modernes en ne proposant pas d’open world. Pour atteindre ses objectifs, le joueur a un champ d’action relativement limité et le chemin à suivre est plutôt dirigiste. Pourtant, cela n’enlève rien à la qualité du jeu. Au contraire, ce monde semi-ouvert permet de profiter pleinement du scénario, sans être perturbé par des centaines de quêtes annexes. God of War montre aussi que le jeu 100 % solo n’est pas mort. Il ne contient pas de mode multijoueur et cela l’empêche de se vendre à des millions d’exemplaires. En effet, God of War a réalisé le meilleur lancement d’une exclusivité PlayStation sur PS4. Enfin, le jeu propose une durée de vie conséquente. Comptez une vingtaine d’heure avant de voir apparaître le générique final et une dizaine d’heures supplémentaires pour terminer toutes les quêtes et les défis restants.

Aussi brutal et violent qu’émouvant et touchant, God of War emmène les joueurs dans un voyage extraordinaire. Bien plus qu’un beat’em all, God of War offre une aventure longue et variée, digne des meilleures exclusivités PlayStation comme The Last of Us ou Uncharted. Et même si nous ne sommes pas encore à la moitié de 2018, God of War s’impose déjà un sérieux prétendant au titre de meilleur jeu de 2018.

REVIEW OVERVIEW
God of War
SHARE