Un tatouage 100% vegan

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Ph. Because

Ouvert le 1 er février dernier, l’établissement des sœurs Ballestero a su se positionner dans une niche encore inexploitée dans le domaine du bien-être animal à Bruxelles. Outre son ambiance cosy et son concept store, leur salon de tatouage ‘Because’, situé Place de la Petite Suisse, se démarque en effet par son positionnement végan.

Ouvert le 1er février dernier, l’établissement des sœurs Ballestero a su se positionner dans une niche encore inexploitée dans le domaine du bien-être animal à Bruxelles. Outre son ambiance cosy et son concept store, leur salon de tatouage ‘Because’, situé Place de la Petite Suisse, se démarque en effet par son positionnement végan.

Ph. Because

En quoi consiste le concept de votre salon de tatouage ‘Because’?

Charlotte Ballestero: «‘Because’ est un salon de tatouage végan et un concept store que j’ai ouvert en compagnie de ma sœur. On travaille avec deux tatoueurs Josh et Ubay.»

De quoi êtes-vous parties pour créer ce salon?

«À la base, on souhaitait un salon de tatouage cosy parce qu’il n’y en avait pas à Bruxelles. Puis on s’est rendu compte que c’était possible de combiner le véganisme et le tatouage.»

Ph. Because

Vous aviez déjà vu ce genre de salon à l’étranger?

«Oui, en France. Après avoir découvert un salon à Paris, on s’est renseigné, on a lu des articles sur internet et c’est comme cela qu’on s’est rendu compte qu’il y avait plein de produits vegans qui existaient et que c’était possible. Il y a de plus en plus d’encres veganes mais les gens ne le savent pas. Généralement, ils s’inquiètent en particulier de savoir si un tatouage vegan va tenir et vieillir de la même façon qu’un autre.»

Qu’est-ce qui différencie un tatouage végan?

«Un tatouage végan ou non végan c’est la même chose, ça tient de la même façon. Ce sont juste que les composants sont différents. À savoir que dans nos encres il n’y a pas de glycérines ou gélatines animales et pas de «noir animal» qui est en fait du charbon fait à partir d’os calcinés. Il n’y a pas non plus de Gomme-Laque, une substance faite à base de résine sécrétée par des vers (les Kerria Lacca, ndlr). Du côté de nos papiers de transfert, qui permettent de décalquer le tatouage, il n’y a pas de cire de laine (de la lanoline, ndlr) et nos produits de soins sont sans cire d’abeilles mais à base d’aloe vera.»

Est-ce que c’est plus cher?

«Non, pas spécialement. Les tatoueurs qui travaillent avec nous utilisaient déjà certains produits végans. Après, ils ont du juste s’adapter parce que le papier de transfert est un peu différent, la lotion également mais ça ne leur a pas posé de problème.»

Ils utilisaient des produits végans par conviction?

«Non, ils ne le savaient même pas. Du coup quand on leur a proposé de partir dans cette démarche végane ils étaient partants. Nous ne sommes pas végans nous-même mais on part du principe que si on peut rendre l’acte du tatouage végan, c’est déjà un pas pour le bien-être des animaux et de la planète. Le véganisme est un grand débat assez controversé et c’est dur de passer du tout au tout. Personnellement, je suis dans une démarche zéro déchet et j’essaie petit à petit de diminuer la viande, donc si je peux y arriver étape par étape tant mieux.»

Y a-t-il une limite dans les encres véganes?

«Non, pas du tout on a une large gamme de couleurs. En plus, au niveau de l’encre on a la plus noire du marché. On n’est pas du tout limité par rapport aux produits et on les trouve chez les grossistes français et belges.»

Ph. Because

Les prix sont-ils les mêmes?

«Mais oui, les prix ne sont pas plus élevés parce que c’est végan. On a juste dû s’adapter au prix du marché mais ce n’est pas plus cher que dans un autre salon.»

Votre clientèle vient-elle pour votre orientation végane?

«On a plusieurs types de clients. Il y a les gens qui viennent parce qu’ils sont vegans et qui viennent du coup parce que l’on utilise ces produits. Mais on a aussi un autre type de clients qui aiment l’ambiance cosy, où l’on se sent bien pour passer un premier cap dans le tatouage».