Pendant la grève SNCF, un trajet Calais-Paris atteint 500 euros !

Ph. Belga

Le site de réservation de la SNCF proposait dimanche dernier une étonnante option pour rallier les villes de Calais et Paris.

Les deux villes ne sont séparées que par environ 300 km. Le site de vente du groupe français proposait pourtant un aller à 500,50 euros pour un départ à 16h01 de la gare de Calais. 565 euros l’on souhaitait voyager en première classe.

Une grève partie pour durer

Les syndicats de la SNCF ont commencé mardi 3 avril un mouvement de grève dite « perlée », soit deux jours sur cinq. Une mobilisation contre le projet de réforme du rail du gouvernement. Ce dimanche 8 avril faisait donc parti des jours marqués par de fortes perturbations. Environ 35% de grévistes au sein du personnel indispensable à la conduite des trains. Un TGV et un Intercité sur cinq étaient actifs, de même qu’un seul TER (transport express régional) et un Transilien (trains de banlieue en Île-de-France) sur trois.

L’algorithme dépassé par les événements

Au-delà du prix, c’est l’itinéraire emprunté qui prête ici à sourire. Faute de trajets disponibles, le site proposait de prendre un Eurostar direction Londres. De là il suffisait de prendre un nouveau train pour finalement arriver en gare du nord à Paris, quatre heures après le départ de Calais. A noter qu’une alternative passant par Bruxelles était possible, pour 159 euros.

Des prix anormalement élevés pendant toute la durée de la grève

Plusieurs autres dates et trajets présentent des tarifs parfois dix fois plus élevés que leurs montants habituels. Un Calais-Paris coûtant normalement autour de 50 euros. L’ironie étant que l’on peut trouver ces tarifs avec l’option « retrouvez nos meilleurs prix ». «Ces trajets existent. Ne trouvant pas de solution satisfaisante, le logiciel, l’algorithme, propose ces solutions. Ce ne sont évidemment pas les solutions les plus économiques.»,  explique la SNCF Haut-de-France interrogée par la Voix du Nord. Prévoir son voyage suffisamment à l’avance est donc de mise jusqu’à la fin du mouvement de grève, annoncé pour le 28 juin.