Adriana Karembeu : « Il ne faut pas se mentir: le physique, c’est le critère numéro un »

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AFP / L.Venance

Adriana Karembeu est la présidente du jury de la 14e édition de « Top Model Belgium »

 «Maintenant, c’est presque devenu une famille », nous confie Adriana Karembeu en évoquant sa huitième année dans l’équipe de « Top Model Belgium ». Pour cette 14e édition, diffusée ce dimanche 11 mars sur Plug RTL,  l’ex-mannequin de 46 ans passe de la présentation à la présidence du jury. « C’est Michel de Maegd, présentateur du JT sur RTL-TVI, qui s’occupe de la présentation. Il m’a volé ma place! » (rires), lance avec humour la grande blonde. « Ce changement m’arrange en quelque sorte. J’ai toujours été jalouse des membres du jury parce qu’ils ont la chance de voir tout le spectacle. Moi, j’ai toujours tout loupé parce que j’étais dans les coulisses. Aujourd’hui, je vais déguster le concours! »

 Quels conseils donneriez-vous aux candidats qui se sont inscrits à Top Model Belgium?

 « J’ai envie de dire que ce concours peut-être pris comme un premier engagement, un premier travail de mannequin. Ils doivent le voir comme un test. Je leur dirais d’écouter les conseils que les professionnels qu’ils vont rencontrer ont à leur donner. Ceux-ci pourront être très utiles s’ils réussissent à faire carrière dans le mannequinat. »

 En tant que présidente du jury, qu’allez-vous regarder en premier chez les candidats?

 « Je n’ai pas envie de choisir un candidat sans réfléchir. Je vais tout regarder, en particulier le physique car, il ne faut pas se mentir, c’est la chose la plus importante dans le mannequinat, le critère numéro un. J’aimerais également voir comment la personne est capable de gérer la situation sous la pression. Enfin, j’aimerais aussi percevoir la personnalité de la personne derrière cette maîtrise. »

 La taille est-elle vraiment importante?

« Oui clairement. Être grand dans le mannequinat, c’est un passeport pour beaucoup de choses. Il y a beaucoup de jolies filles sur terre à qui il manque malheureusement des centimètres pour aller plus loin. C’est compliqué d’être mannequin si on mesure moins d’1 mètre 75. De mon côté, mon mètre 85 et mes jambes de 1 mètre 26 m’ont beaucoup aidés dans ma carrière. »

 Les podiums vous manquent-ils parfois?

 « Non, pas du tout. J’ai 46 ans donc le train est passé pour moi et j’ai clairement vraiment bien vécu dans ce milieu là. Les défilés, c’était la partie la plus sympa du job et j’en ai profité à fond! D’ailleurs, à chaque fois que j’en regarde, ça me rappelle des souvenirs. »

 Qu’est ce que vous a apporté le mannequinat dans votre vie de femme?

 « Beaucoup plus d’assurance. Je viens vraiment de très loin. J’ai eu une enfance très compliquée donc quand j’ai commencé dans le mannequinat, j’avais peu d’estime de moi. Cette expérience m’a complètement construite et m’a permis de trouver ma propre identité. »

 Vous êtes également devenue animatrice de télévision. On vous voit notamment dans Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain avec Michel Cymes. Avez-vous d’autres projets sur le feu sur le petit écran?

 « Peut-être dans des fictions car je reçois beaucoup de propositions à ce niveau-là. Ça me plait de sortir des sentiers battus. Il y a peu, j’ai, par exemple, été au Népal avec Mike Horn pour l’émission A l’état sauvage. C’était une de mes plus belles expériences audiovisuelles et je suis contente d’en être revenue vivante! (rires) Je suis une aventurière et le dépassement de soi, ça me connait. »

 

 « Je suis contente que l’affaire Weinstein ait éclaté »

L’année dernière, le producteur de cinéma américain, Harvey Weinstein, était accusé d’harcèlement sexuel. Un scandale qui a fait le tour du monde et qui a suscité de nombreuses révélations dans le monde du showbiz. «Je suis contente que ce scandale ait expliqué parce que les femmes vont avoir le courage de réagir comme il se doit. C’est fini le temps où on pouvait laisser passer des choses. On entre dans une nouvelle ère où les gros porcs vont bien souffrir et j’en suis contente», nous explique Adriana Karembeu qui avoue avoir, elle-même été confrontée à des remarques sexistes. «Quand j’étais un peu plus jeune, certains hommes se sont permis d’avoir des remarques déplacées à mon égard. On se sent toute petite parce que cela vient d’une personne qui pense avoir un pouvoir sur vous. J’aimerais tellement que ça m’arrive à nouveau aujourd’hui pour pouvoir réagir autrement et dénoncer cela.»