Les séparatistes catalans proposent un nouveau référendum et un gouvernement parallèle en Belgique

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AFP / E. Dunand

Les principaux partis indépendantistes de Catalogne prévoient dans un accord consulté jeudi par l’AFP d’organiser un nouveau référendum sur une future constitution de la « République catalane », proclamée en octobre et restée lettre morte.

Ils proposent également la création en Belgique d’une structure de gouvernement parallèle présidée par le président destitué Carles Puigdemont, qui s’est exilé dans ce pays après la déclaration d’indépendance avortée du 27 octobre.

L’accord, fruit de semaines de négociations ardues entre les deux principaux partis, Ensemble pour la Catalogne de Carles Puigdemont et la Gauche républicaine de Catalogne, doit encore être ratifié par la Candidature d’unité populaire, petit parti séparatiste d’extrême gauche.

Vers un référendum ?

Il prévoit le lancement d’un processus participatif pour définir ce que devrait être la Catalogne indépendante, qui aboutirait à « la proposition d’une future Constitution de la République catalane ». Ce processus doit se conclure par un referendum, où les citoyens se prononceraient sur chaque paragraphe. Cette consultation serait sans aucun doute déclarée illégale comme le référendum d’autodétermination du 1er octobre, marqué par des violences policières.

« Espace libre en exil »

Les séparatistes s’engagent en outre à créer en Belgique un « Espace libre en exil », une entité « de droit privé » présidée par Carles Puigdemont. Son rôle sera de « favoriser l’internationalisation de la cause de l’indépendance de la Catalogne » et « avancer vers l’établissement de la République catalane » de manière coordonnée avec le gouvernement de Barcelone. « La cause de la Catalogne émerge aujourd’hui comme la cause juste de tous les peuples qui veulent être libres », proclame ce texte.

Aux élections régionales du 21 décembre, les indépendantistes ont obtenu la majorité absolue des sièges, mais ne sont pour l’heure pas parvenus à s’entendre pour investir un gouvernement et se libérer ainsi de la tutelle de la région par le gouvernement central.
Lundi doit avoir lieu la séance d’investiture d’un nouveau président régional, mais sa tenue est incertaine, le seul candidat, Jordi Sanchez, en détention provisoire, devant obtenir une improbable autorisation pour sortir de prison.