Aux États-Unis, la secte Moon voue un véritable culte aux armes

AFP PHOTO / Don EMMERT

Des dizaines de personnes qui se font bénir dans une église, la main serrée sur leur arme semi-automatique: l’image est insolite, mais elle illustre à sa manière le fossé aux Etats-Unis entre défenseurs de la liberté de s’armer, et partisans d’un contrôle plus strict.

La scène se passe dans une église de Newfoundland en Pennsylvanie, dans l’est du pays, qui a voté pour Donald Trump à 68% en 2016.

Pas n’importe quelle église: l’Eglise du sanctuaire, une émanation de l’Eglise de l’unification, plus connue sous le nom de secte Moon, dirigée par Hyung Jin Moon, fils cadet du Révérend Moon, décédé en 2012.

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Homophobe et proche de la droite dure, selon le Southern Poverty Law Center qui suit les groupes extrémistes, Hyung Jin Moon prône une religion faite d’armes et de prières: il arrive à la célébration accompagné de trois hommes armés en treillis et anime régulièrement sur Youtube une émission, suivie par quelque 2.000 abonnés, avec un AR-15 placé devant lui.

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Un mariage collectif avec des armes semi-automatiques

Mercredi, l’Eglise organisait une cérémonie de mariage collectif comme Moon père les affectionnait. Mais, nouveauté, son fils avait encouragé les participants – environ 500 personnes – à montrer leur volonté de défendre leur famille et leur religion en apportant une arme semi-automatique de type AR-15 – chargeur vidé et verrouillé pour éviter tout incident.

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Un culte des armes

Aussi marginale que soit cette congrégation, beaucoup de ses fidèles pensent, comme beaucoup d’Américains, que ces drames ne justifient pas l’adoption de lois plus strictes.

Avec son culte des armes, l’Eglise du sanctuaire a parfois des airs de milice armée.
« Par essence, nous croyons en une police de la paix, une milice de la paix », confirme un de ses bénévoles, Kyle Toffey. « C’est juste que nous devons être centrés sur Dieu quand nous sommes armés ».