Jeux vidéo : Monster Hunter World, The Escapists 2, The Inpatient

86

Cette semaine, partez à la chasse aux monstres dans Monster Hunter World, évadez-vous de prison avec The Escapists 2 et frissonnez de peur avec The Inpatient sur PS VR.

Monster Hunter World (PS4, Xbox One)

Venue du pays du Soleil-Levant, la saga Monster Hunter a déjà connu des dizaines de déclinaisons depuis la sortie du premier opus en 2004 sur PS2. Pour Monster Hunter World, le premier épisode disponible sur PS4 et Xbox One, Capcom a vu les choses en grand. Pour cette nouvelle chasse aux monstres, les développeurs nippons ont créé un monde ouvert qui grouille de vie, avec différents écosystèmes, et bien sûr un bestiaire incluant des créatures fantastiques toujours plus impressionnantes. On soulignera les efforts réalisés pour rendre la saga accessible au plus grand nombre de joueurs. C’est un action-RPG avec un scénario travaillé, des tutoriels, des personnages sympas et des graphismes jolis et même plutôt impressionnants (même s’ils ont transformé notre PS4 Pro en aspirateur).

Pourtant, malgré ces efforts, cette partie de chasse new-gen risque de rapidement décourager les non-initiés. Les combats sont lourds et rigides, les menus sont chargés et pas intuitifs. Et quand il faut jongler entre l’aiguiseur d’armes, les potions et les antidotes devant un monstre géant, on se trouve vite pris au dépourvu. Mais ça, c’est en solo. C’est à plusieurs, en ligne, que Monster Hunter World montre ses qualités. En groupe, avec un, deux ou trois amis chasseurs, on s’amuse à explorer l’environnement, à suivre les traces laissées par les créatures et à les observer en toute discrétion pour trouver le meilleur moyen de les piéger. Décourageante en solo, la partie de chasse se transforme en partie de plaisir à plusieurs.

4/5

The Escapists 2 (Switch)

En 2015, nous étions tombés sous le charme de The Escapists. Ce petit jeu mettait les joueurs dans la peau d’un prisonnier devant trouver les failles pour s’échapper de centres pénitenciers de plus en plus complexes. Devant le succès critique et populaire du premier opus, le studio Mouldy Toof a lancé, à la fin de l’été dernier, The Escapists 2 sur PC, PS4 et Xbox One. La version Switch a pris un peu plus de temps à arriver et est disponible depuis début janvier. Nous attendions cette version de pied ferme. Il faut dire que le concept de The Escapists se marie parfaitement avec l’aspect nomade de la Switch. En effet, quel navetteur n’a jamais rêvé de s’évader durant ses trajets quotidiens en train, en bus et en métro, en se mettant dans la peau d’un prisonnier devant trouver la faille pour s’échapper.

Car n’espérez pas trouver une arme sous votre lit et forcer le gardien à vous faire sortir. Une évasion prend du temps. Il faut participer à toutes les routines quotidiennes qui rythment la vie d’un prisonnier et profiter de chaque moment pour observer, fouiller, et espérer trouver les failles du système. Pour cela, il faudra notamment manier le crafting et concevoir des objets à partir d’éléments récupérés. Avec ses graphismes en Pixel Art, cette suite vous fera voyager à travers dix prisons aux environnements très variés. Il est aussi possible d’y jouer à plusieurs, en local ou en ligne. Plus abouti que le premier épisode, plus joli graphiquement et toujours proposé au prix sympa de 20 €, The Escapists 2 est une excellente suite. Un regret sur la version Switch: les textes sont très petits en mode portable. Prévoyez (presque) une loupe pour y jouer!

4/5

The Inpatient (PS VR)

Exclusif au PS VR, The Inpatient est le dernier jeu développé par Supermassive Games, le studio à l’origine de l’excellent Until Dawn. L’aventure se déroule d’ailleurs 60 ans avant les événements de ce survival horror sorti durant l’été 2015. Proche du film interactif, The Inpatient repose sur les mêmes mécanismes que son prédécesseur: vos choix et leurs conséquences sont au cœur du jeu. L’histoire de The Inpatient vous plongera au début des années 1950, dans le sanatorium de Blackwood. Amnésique, vous commencez l’aventure attaché à une chaise face à un médecin qui semble faire des expériences étranges sur vous en vous injectant des produits. The Inpatient est joli. Les textures sont belles et vos interlocuteurs sont plus vrais que nature. Cela contribue à l’aspect angoissant du titre.

En effet, il n’aura pas fallu très longtemps pour que, plongé dans cette réalité virtuelle, The Inpatient nous donne quelques frissons de peur. On déconseillera ce titre aux plus froussards et aux joueurs de moins de 18 ans. L’ambiance est anxiogène et par moments, le jeu fait vraiment peur. On notera l’intégration de la commande vocale. Cela vous fera encore plus paraître pour un fou en parlant à haute voix dans votre salon avec un casque sur la tête, mais le système fonctionne parfaitement et augmente encore l’immersion. Il suffit de lire votre choix à haute voix, celui-ci s’effectuera à l’écran. Du côté des points négatifs, on regrettera les déplacements et la maniabilité qui viennent gâcher l’expérience. Dommage aussi que The Inpatient soit aussi court. 3h de jeu pour 40 €, cela fait cher l’expérience VR!

3/5

SHARE