Contre la fringale ou la clope? Méditer…

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Ph. wundervisuals / Istock.com

Comment ne pas succomber à une envie de gâteau au chocolat ou une cigarette à la pause-café? Une nouvelle étude britannique suggère de méditer pour prévenir ou gérer efficacement les envies irrépressibles.

Méditer serait une stratégie efficace pour interrompre en temps réel et à moyen terme les envies de nourriture, le désir de fumer ou de consommer de l’alcool connus sous le nom de ‘craving’, concluent de nouveaux travaux conduits par la City University London s’appuyant sur 30 études.

Faire diversion

La ‘mindfulness’ ou méditation de pleine conscience, reconnue scientifiquement pour diminuer le stress, l’anxiété et prévenir le vieillissement du cerveau, ferait diversion en occupant une partie du cerveau responsable de l’état de manque et du développement des fringales, explique l’étude.

Concrètement, il s’agit de mettre en pratique des exercices visant à développer la conscience des sensations corporelles dans le moment présent, accepter les sentiments inconfortables et prendre de la distance avec les pensées et les émotions.

Concernant l’appétit, par exemple, les chercheurs ont constaté que le fait de méditer pouvait le diminuer en chargeant la «mémoire de travail», une partie de notre mémoire à court terme qui traite la perception et le langage conscient immédiat. La technique pourrait même réduire les impulsivités à moyen terme, «probablement en raison du processus d’extinction qui correspond à l’inhibition des réactions et des comportements liés à l’appétit, ce qui entraîne éventuellement une réduction des fringales», suggère l’étude.

Répondre aux envies

La méditation de pleine conscience a une longue tradition d’être utilisée pour répondre aux envies. Selon les anciens textes bouddhistes, le désir engendre la souffrance mais peut être évité grâce à la pratique de la méditation de la pleine conscience, explique l’étude.

D’autres études seront nécessaires pour l’engagement dans une pratique régulière de la pleine conscience peut réduire la mesure dans laquelle les gens ressentent le besoin de réagir à leurs envies, bien que d’autres recherches soient nécessaires pour confirmer un tel effet.

SOURCEAFP
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