Bill Gates craint qu’une nouvelle maladie fasse des millions de morts

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AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Bill Gates estime que d’ici 15 ans le monde pourrait être touché une épidémie qui ferait des millions de morts. L’arrêt d’un programme des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies pourrait y contribuer.

Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, dispose d’un patrimoine évalué à 93,8 milliards de dollars. Depuis plusieurs années déjà, l’Américain de 62 ans, consacre une partie importante de sa fortune à la lutte contre les maladies, l’analphabétisme et la pauvreté. Via sa fondation Bill and Melinda Gates, il a déjà donné des centaines de millions de dollars à la recherche sur la maladie d’Alzheimer, à la lutte contre les épidémies et contre le sida.

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Une grande épidémie d’ici 15 ans

Mais malgré ses efforts, Bill Gates est inquiet pour le futur. En 2017, dans un édito écrit pour Business Insider, il faisait part de ses craintes de l’émergence de nouvelles maladies qui seraient capables de tuer plus de 30 millions de personnes en moins d’un an. « Les épidémiologistes disent qu’il y a une probabilité raisonnable que les monde connaisse une telle épidémie dans les 10 à 15 prochaines années », écrivait le philanthrope.

En ce début d’année 2018, un nouvel élément vient renforcer les craintes de Bill Gates. En effet, selon le Wall Street Journal, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) prévoient d’arrêter le financement du Global Health Security Agenda. Ce programme lancé en 2014 lors de l’apparition du virus Ebola consiste à surveiller, identifier et apporter une réponse rapide au développement de maladies infectieuses dans 49 pays.

Appel à Donald Trump et au Congrès américain

D’ici l’automne 2019, les Etats-Unis prévoiraient d’arrêter ce programme dans 39 pays dont la République démocratique du Congo, la Chine, Haïti, le Rwanda et l’Indonésie. Suite à cette annonce, un groupe de plus de 200 organisations mondiales dans le domaine de la santé a écrit une lettre commune à Alex Azar, le secrétaire américain en charge de la Santé et des Services sociaux. « Le retrait de pays comme le Pakistan ou la RDC risque de laisser le monde non préparé à la prochaine épidémie », ont écrit les associations qui espèrent convaincre le Congrès américain et Donald Trump de poursuivre le financement de ce programme.

Entre 2014 et 2016, Ebola avait tué plus de 11.000 personnes. Mais beaucoup d’experts estiment que le risque d’une nouvelle maladie émergente pouvant faire des millions de victimes dans le monde n’a jamais été aussi élevé.

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