« La diversité fait progresser les entreprises »

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Ph. Pixabay

Sur le marché du travail, il y a plus de 60.000 demandeurs d’emploi qui diffèrent par le sexe, l’âge, le bagage ethnico-culturel et/ou philosophique, l’orientation sexuelle ou un éventuel handicap. La peur de l’inconnu et le manque d’experts sur le lieu de travail ne sont que quelques-uns des obstacles à leur engagement.

En 2014, le taux d’emploi des personnes d’origine belge était de 73 %, contre 42,5 % pour les personnes originaires d’Afrique sub-saharienne, 42,2 % pour les Européens hors UE, 44,3 % pour les personnes originaires des pays du Maghreb et 46 % pour les personnes originaires de pays candidats à l’entrée dans l’UE. Il est néanmoins prouvé que les entreprises et les organisations ont de meilleures prestations quand leur personnel a un bagage culturel et ethnique mixte. « Des études ont montré que les consommateurs privilégient plus souvent les entreprises qui valorisent et représentent cette diversité. En outre, presque tout le monde s’accorde à dire que les entreprises qui ont des équipes mixtes sont plus innovantes et parviennent mieux à toucher des groupes de clients variés », confirme Bram Sebrechts d’UNIA.

Avantages

Une entreprise ayant un mix varié de travailleurs dans toutes les couches de son organigramme en retire de nombreux avantages. Cette mixité stimule non seulement la créativité, mais facilite aussi la pénétration des marchés internationaux et permet aux employeurs de répondre avec plus de flexibilité aux changements économiques. Dans un monde globalisé comme le nôtre en 2018, un bagage multiculturel et varié constitue un atout majeur, comme le démontre une étude de Vacature.com.

Enseignement et flexibilité

L’enseignement est le moyen par excellence pour les jeunes ayant un bagage ethnique d’augmenter leurs chances sur le marché du travail. Les femmes sont quant à elles plus attirées par l’augmentation de salaire et la flexibilité. Malgré des efforts en la matière, la Belgique ne se situe qu’à la 24e place au Global Gender Gap­Index, un rapport annuel du Forum Économique Mondial qui fait état des inégalités entre hommes et femmes dans 144 pays.

Toutefois, la gestion de la diversité ne laisse pas toujours à désirer en Belgique. Le journaliste Boudewijn Van Spilbeeck n’a reçu cette semaine que des éloges de son employeur, la VTM, après avoir décidé de devenir une femme.

Chaque talent compte

VIVO (l’institut de formation flamand pour le secteur à profit social) est l’une des nombreuses organisations qui s’attellent à augmenter la diversité sur le lieu de travail. Elle le fait notamment par le biais du projet « Ieder Talent Telt » (« Chaque talent compte », en français). Ce projet aide les personnes issues de l’immigration à trouver un job dans le secteur à profit social. Cela se fait via des petites vidéos inspirantes d’ambassadeurs issus de l’immigration et en organisant des salons régionaux destinés à faire connaître le secteur à profit social.

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