Test : Dragon Ball FighterZ – La première claque de l’année

372

Ça y est, l’année vidéoludique 2018 a véritablement débuté ce 26 janvier avec la sortie de Dragon Ball FighterZ. Et ça commence bien car cette première grosse sortie de l’année est aussi la première claque.

Dès son annonce en juin 2017, lors de l’E3 de Los Angeles, Dragon Ball FighterZ nous a tapés dans l’œil. Plus les mois passaient, plus il nous paraissait évident que cette fois, l’éditeur Bandai Namco avait trouvé la formule parfaite pour créer le meilleur jeu vidéo Dragon Ball. À quelques jours de la sortie, la beta ouverte nous a bien donné quelques frayeurs mais après une dizaine d’heures sur la version finale du jeu, nos craintes ont été balayées.

Depuis la fin des années 1980, il y a déjà eu une cinquantaine d’adaptations vidéoludiques du célèbre manga et dessin animé japonais. Mais finalement, très peu ont réussi à marquer les esprits. Pour réaliser un jeu digne de ce nom, Bandai Namco a décidé de partir sur des nouvelles bases en faisant appel au studio nippon d’Arc System Works, spécialisé dans les jeux de baston en 2D. Ce n’est pas tout. Akira Toriyama, le mangaka japonais à l’origine de Dragon Ball, a participé au projet, notamment en supervisant la création d’un nouveau personnage exclusif.

Plus beau que l’anime

Dragon Ball FighterZ est un jeu de baston pur et dur qui réussit la prouesse de s’adresser et de faire aussi aux fans de la saga qu’aux amateurs de jeux de combat, aux débutants qu’aux joueurs confirmés. Si vous aimez Dragon Ball, vous pouvez y aller les yeux fermés. Pour les autres, c’est l’occasion idéale de découvrir cet univers. Dragon Ball FighterZ risque d’ailleurs de les faire aimer Dragon Ball. Dès les premières cinématiques, on remarque que FighterZ est extrêmement fidèle à la série animée, tout en étant même plus beau que l’original. La réalisation est au top et mêle subtilement éléments 2D et 3D. Les combats en 2.5 D donnent beaucoup de dynamisme au jeu. Les animations sont stupéfiantes, ultra-rapides et parfaitement fluides, un régal pour les yeux mais aussi pour la jouabilité.

Des combats 3v3

Si la réalisation est au top, encore fallait-il que la jouabilité et le contenu soient également au rendez-vous. Et là encore Dragon FighterZ ne déçoit pas. Il fait partie de ces jeux faciles à jouer mais difficile à maîtriser. C’est ce qui fait sa force. N’importe quel joueur, quel que soit son niveau, pourra prendre plaisir à y jouer. En tapotant sur quelques touches, il y a moyen de réaliser quelques jolis combos. Mais derrière cette accessibilité se cache un titre exigeant et nécessitant une grande habileté pour être parfaitement maîtrisé. L’une des spécificités de Dragon Ball FighterZ est de proposer des combats de trois contre trois. Avant chaque affrontement, vous devrez ainsi constituer votre équipe de trois personnages. Cela introduit une intéressante dimension tactique aux combats. En effet, en plus de bien choisir ses persos en fonction de leurs attributs, il faut aussi gérer leur alternance en cours de partie.

Du côté du contenu, Dragon Ball FighterZ permet de prendre part à des combats survoltés en local ou en ligne en créant son équipe parmi les 25 personnages disponibles. Mais le titre propose également un mode scénarisé en solo. Il s’agit d’enchaînements de combats, entrecoupés de cinématiques, et articulés autour de trois histoires, dont on vous laisse la surprise. Même si c’est très répétitif, c’est l’occasion de découvrir les protagonistes, d’apprendre les techniques de combat, de baver devant la qualité des animations et des cinématiques. C’est aussi l’occasion de faire connaissance avec le personnage exclusif créé par Toriyama: un cyborg baptisé C21.

La durée de vie de ce mode histoire est intéressante (environ 15h de jeu) mais on regrettera sa facilité et le fait de ne pas pouvoir choisir le mode de difficulté. C’est néanmoins un passage quasi obligatoire pour se faire la main avant de passer aux choses sérieuses: les affrontements en ligne contre des joueurs du monde entier. Enfin, toujours en solo, un mode arcade permet d’enchaîner les combats avec une difficulté croissante. Si le contenu est satisfaisant, d’ici quelques mois, les fans devront passer par la caisse pour jouer avec des nouveaux personnages ou pour profiter des musiques originales du dessin animé. Dommage.

Dragon Ball FighterZ est un rêve de gosse pour tous les gamins, aujourd’hui trentenaires, qui ont grandi au début des années 1990 devant le «Club Dorothée». C’est aussi un excellent jeu de combat à la fois accessible et exigeant et le meilleur jeu Dragon Ball de tous les temps.

REVIEW OVERVIEW
Dragon Ball FighterZ