Les ados populaires reçoivent plus vite une promotion plus tard

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Ph. Pexels

Alors que la popularité à l’école secondaire est une question de vie ou de mort, son importance diminue dans la vie adulte. Du moins, c’est ce que supposent la plupart des gens ! Une étude de l’université de North Carolina vient toutefois de révéler que ce n’est pas le cas. Votre popularité à l’école est en effet révélatrice du déroulement de votre carrière.

Les chercheurs ont classé les adolescents selon cinq niveaux de popularité: normal, accepté, ignoré, rejeté et controversé. Le groupe auquel vous appartenez dans le secondaire, détermine aussi le déroulement de votre carrière plus tard. « À l’âge adulte, on ne parle peut-être plus de popularité, mais plutôt de statut ou de degré de sympathie d’une personne », explique le professeur de psychologie Mitch Prinstein dans son livre intitulé « Popular: the poper of likability in a status-obsessed world ». « Une personne est considérée comme sympa et amicale quand elle peut ressentir les autres comme impliqués, heureux et appréciés », précise-t-il.

Les oubliés

Près de la moitié des adolescents se retrouvent dans la catégorie « normal », ce qui signifie qu’ils sont considérés comme sympa par certains et pas sympa par d’autres. Celui qui se retrouve dans la case « ignoré », n’est pas considéré comme sympa, mais n’est pas non plus considéré comme stupide. « La plupart des gens n’ont aucun avis sur eux. Ils sont traités comme s’ils étaient invisibles », selon Mitch Prinstein. Pour ce type de personnes, le risque est grand qu’elles soient oubliées à leur travail à l’heure des promotions.

Plus d’opportunités

Les ados qui étaient populaires à l’école se voient aussi plus vite offrir des opportunités plus tard dans leur vie. Une personne qui évolue vers une fonction plus élevée reçoit cette possibilité pas uniquement grâce à ses capacités, mais aussi grâce à sa position sur l’échelle sociale. « Les personnes qui sont appréciées au travail reçoivent plus vite des promotions que les autres. En outre, elles gagnent plus et se sentent plus heureuses tant dans la vie privée que professionnelle », selon Mitch Prinstein.

Une autre étude de Mitch Prinstein indique enfin que les enfants qui sont populaires dans le secondaire deviennent par la suite aussi plus souvent des personnes qui réussissent et sont heureuses. L’inverse s’applique aux ados pas populaires qui se retrouvent par la suite plus souvent isolés socialement et ont un plus grand risque de devenir chômeurs, malheureux et/ou en mauvaise santé.