MiNT : Démarrer l’année dans le plus simple appareil

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Fin décembre, James Blake a livré ce qu’il pouvait offrir de mieux à un vieux titre oublié : une renaissance. Quelques jours plus tard, un voyageur belge, Thomas Frank Hopper, a publié son premier clip de l’année. Point commun ? Du live et aucun artifice.

La plus belle façon de démarrer l’année : James Blake ‘Vincent’

Il apparaît, puis disparaît, va d’un style à l’autre sans jamais se restreindre, prend ses fans par surprise et finit toujours par mettre tout le monde d’accord sur ce qu’il est, ce qu’il dégage, ce qu’il produit : James Blake n’est pas un perdreau de l’année.

On reconnaît ainsi à James Blake une façon très personnelle de travailler, chez lui dans son propre appartement. Sa technique de composition consiste à soustraire des éléments d’une composition dense pour la soumettre à une lente décomposition, qui retient juste l’essentiel, à savoir peu de notes, mais les plus intenses.

Avant de prendre le large aux côtés de Kendrick Lamar pour une grande tournée européenne en 2018, il a choisi les derniers jours de 2017 pour livrer une version très personnelle de « Vincent », titre de Don Mc Lean sorti en 1971, une époque que Blake (né 1è ans plus tard) n’a pu connaître. Héritage, sans doute, des influences musicales de son père, guitariste ! Résultat au piano pour cet hommage à Vincent Van Gogh (et un peu aussi à McLean) : nuance, nuance encore et une immense volupté.

Sous les applaudissements de Don McLean, qui s’est envolé dans un tweet publié le 24 décembre dernier et qui, traduit en français, donne à peu près ceci :

« Je viens d’écouter ma chanson ‘Vincent’ revisitée par @jamesblake et je suis ébahi par son extraordinaire talent de musicien. Son chant et son jeu de piano sont superbes. Merci, James, d’avoir enregistré ma chanson avec autant de grâce. »

On vous laisse savourer le clip dans son plus simple appareil, enregistré au Conway Studio à Los Angeles quelque part en décembre dernier.

Le premier Belge de cordée en 2018 : Thomas Frank Hopper ‘Change’

Ph. D. R.

Un brin d’histoire : Thomas Frank Hopper est né à Bruges, mais suit son père en Afrique, d’un pays à l’autre, où il grandit. Résultat dans sa musique : des rythmes africains se mêlent à des mélodies plus occidentales (de pop et de rock). Il vit aujourd’hui dans le Brabant Wallon.

Son album ‘Searching Lights’ en guise de curriculum vitae, produit par Marc Gilson et Olivier Peeters, Thomas Frank Hopper a mis à profit 2017 pour s’affirmer auprès du public francophone belge, en Wallonie et à Bruxelles.

Début janvier, sa page Youtube s’est animée d’une version live du titre « Change », enregistrée au Studio Six. Un titre écrit et composé maison.

Retrouvez les découvertes de Cédric Godart du lundi au vendredi à 11h30 et 18h30 sur Mint.be et via l’application MiNT.

SOURCECédric Godart
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