Kinshasa doit « traduire en justice les auteurs présumés de violations » lors de répressions

AFP

Au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, le Français Jean-Pierre Lacroix, a présenté mardi un rapport sur la Monusco, la mission onusienne de stabilisation en RDC, et est revenu sur la répression violente des manifestations du 31 décembre 2017.

Il a souligné à cette occasion qu’il est « essentiel » que Kinshasa « diligente les enquêtes nécessaires pour établir les responsabilités et traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme ».

Le représentant permanent de la RDC Ignace Gata Mavita a assuré que les autorités congolaises sont déterminées à « aller vers les élections », tout en critiquant l’opposition « réfractaire au compromis » qui a continué à « s’agiter » malgré la fixation de la date des élections au 23 décembre 2018, selon lui. Quant à la répression des protestations du 31 décembre, « s’agissant des éléments de forces de l’ordre qui se seraient introduits dans les églises, (…) une enquête a été ouverte et des sanctions » vont être envisagées « à l’endroit des coupables », a-t-il assuré.

« Vraiment horrifiant »

Début janvier, le gouvernement congolais avait pourtant « félicité les forces de police et de sécurité » qui avaient fait preuve « de rigueur, de fermeté et de conformité au droit international humanitaire dans la gestion » des marches, durant lesquelles plusieurs morts sont tombés.

L’ambassadrice des Etats-Unis, Nikki Haley, s’est également exprimée sur la question, estimant que le président Joseph Kabila devait « rendre ses forces de sécurité responsables, respecter les droits de l’homme de ses citoyens et respecter son engagement de démissionner » à la suite des élections de décembre. « Entendre des rapports de brutalité et de cruauté contre des civils innocents et des enfants dans les lieux les plus sacrés est vraiment horrifiant », a-t-elle indiqué dans un communiqué.