L’ancien directeur de Fedasil, inquiet quant à l’accompagnement des mineurs étrangers non accompagnés

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Belga

Selon l’ancien patron de Fedasil, Bob Pleysier, de nombreux réfugiés mineurs d’âge sont, en Belgique, des « oiseaux pour le chat », qui se retrouvent bien vite « dans une impasse ».

Ces propos sont repris mercredi par les quotidiens flamands Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et De Standaard. Bob Pleysier est lui-même actuellement tuteur de cinq jeunes Afghans, arrivés en Belgique sans parents.

Intégration

Selon lui, des manquements sont à pointer au niveau de l’intégration de ces MENA (mineurs étrangers non accompagnés), qui bénéficient d’une protection en Belgique, particulièrement au niveau scolaire. Ayant accompagné « 10 à 15 garçons, tous afghans », depuis qu’il est tuteur volontaire, il note avoir vu nombre d’entre eux « aboutir dans une impasse ». « Cela commence souvent avec l’échec à l’école, puis ils sont pris dans un cercle vicieux et les problèmes s’accumulent ».

Vers une meilleure combinaison

Selon Pleysier, l’intégration dans des classes de primo-arrivants est particulièrement difficile pour de nombreux mineurs afghans, qui ont à peine été à l’école en Afghanistan. Il évoque la situation de jeunes « bergers, illettrés, qui du jour au lendemain doivent rester assis pendant 8 heures sur les bancs de l’école. Ce pas est gigantesque ». « Je pense qu’une combinaison d’apprentissage et de travail serait meilleure pour eux », explique-t-il.

SOURCEBelga
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