A forcer de jouer le muet, un meurtrier chinois perd la parole

213
AFP

Un meurtrier chinois a si bien joué les muets pendant 12 ans pour tenter d’échapper à son passé… qu’il a fini par perdre la parole, a rapporté récemment un quotidien local.

L’homme, du nom de Zeng, avait quitté son village de la province du Zhejiang (est de la Chine) en 2005, après avoir tué l’oncle de sa femme à la suite d’une banale dispute de loyer portant sur 500 yuans (64 euros), a rapporté vendredi le Quotidien du Zhejiang.

Feignant le mutisme, l’homme, alors âgé de 33 ans, parvient à se faire embaucher sur un chantier dans une autre province. Changeant de nom, il se marie et devient père de famille.

Eviter de dire des bêtises

Mais la police locale finit par avoir des soupçons en découvrant que Zeng n’a pas de papiers d’identité. Elle ordonne une prise de sang et découvre en octobre dernier que son ADN est proche de celui des parents du meurtrier recherché depuis 12 ans.

Découvert, Zeng ne peut passer aux aveux que par écrit: «après 12 années de mutisme, il n’arrive plus à parler», raconte le journal. «En ne parlant pas, je ne risquais pas de dire une bêtise», a-t-il expliqué aux policiers. S’il est reconnu coupable de meurtre, l’homme est passible de la peine de mort