Cette magnifique mouche blanche et bleue n’avait plus été observée depuis 130 ans

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Ph. Marta Skowron Volponi

Un couple de scientifiques a redécouvert en Malaisie une rarissime espèce de mouche dont le seul spécimen connu datait de 1887.

L’Heterosphecia tawonoides, également surnommée l’Orientale bleue, est une espèce de mouche que les scientifiques pensaient disparue de la surface de la Terre. En effet, le seul et unique spécimen connu est conservé dans un musée à Vienne et depuis 1887, plus personne n’avait observé cette mouche qui se distingue par ses magnifiques éclats de bleu et la fourrure qui recouvre une partie de son corps.

 

 

L’Orientale bleue, une espèce rarissime

Et pourtant, elle existe encore. Cette découverte exceptionnelle a été faite par Marta et Paolo Skowron Volponi, un couple de scientifiques de l’université polonaise de Gdansk. Bien que le seul spécimen existant ait été capturé en Indonésie, l’espèce a été redécouverte dans le parc national Taman Negara en Malaisie. Leur première rencontre avec l’insecte n’a duré que quelques secondes mais les chercheurs ont immédiatement compris qu’ils avaient redécouvert cette rarissime espèce. « C’était l’un des moments les plus merveilleux de ma vie. J’étais là, dans le lieu d’étude de mes rêves, en train de filmer un insecte fascinant et rarement vu », a raconté Marta Skowron sur le site Medium.com.

Leurs multiples observations ont récemment fait l’objet d’une publication scientifique. Le couple a observé, photographié et filmé l’Orientale bleue à 12 reprises, entre 2013 et 2017, dans les forêts tropicales de Malaise. En mai 2016, ils ont en capturé quatre spécimens et les analyses ont confirmé qu’il s’agissait bien de l’Heterosphecia tawonoides.

 

Tout un écosystème à protéger

Avec cette découverte, le couple souhaite sensibiliser le monde à l’importance de protéger l’environnement. « Cette espèce redécouverte est une magnifique espèce, mais ce n’est qu’un exemple des habitants des forêts tropicales d’Asie du sud-est comme le tigre de Malaisie, les léopards, des éléphants d’Asie, les tapirs ou encore l’ours malais. C’est très important de protéger, non pas seulement quelques espèces, mais l’écosystème tout entier », rappelle la scientifique à l’origine de cette découverte.

Ph. Marta Skowron Volponi