MiNT : Au pays des merveilles de 2017

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Ph. D. R.

Avec son premier single, le nouveau poulain de Quincy Jones, Eli Teplin, se prépare à une riche année 2018. Comme JB Dunckel, la moitié d’Air, promis à un nouvel album. Et tout cela en écoutant Moodoid réinventer Yves Simon.  Semaine de désordre dispersé.

Eli Teplin – Could it be over

Il a grandi dans le Massachussets, à Needham. Alors que ce pianiste américain assure une résidence temporaire au Palazzo Versace de Dubai, il cumule depuis plusieurs semaines les attentions dans son pays d’origine. À 26 ans, Eli Teplin vient de se voir décerner le titre de « Rising Star of the Week » sur la plateforme de musique en ligne Tidal. Il a aussi gagné les playlists de Spotify. La machine est en route.

« Dans la terre qui mène à Hollywood, vous savez bien qu’il faut jouer des coudes. » Le couplet est connu. Une fois de plus, Quincy Jones a vu juste en le prenant sous son aile. Le producteur a choisi de le présenter au public de Los Angeles en août dernier au Broad Stage de Santa Monica. Emballement total pour son premier single « Could it be over », qui figurera sur son premier album, à venir en 2018.  Aucun empressement chez ce jeune homme de 26 ans qui se prépare pourtant à une année riche et bien chargée : son album sortira quand il sera prêt.

Les covers inattendues de Zedd et The Chainsmokers au piano, avec lesquelles il s’est fait remarquer, étaient une étape. Le premier single original, « Could it be over », est parfaitement envoyé.  Une chose est sûre, son actuelle base de 2.400 fans sur Facebook va grandir. Il passera le 11 janvier par le Zedel, à Londres. Le reste des concerts prévus pour le début de l’année se feront à Los Angeles, puis à Nashville, où il réside aujourd’hui.

On attend le clip et on se contente de la musique sur YouTube. Plus pour très longtemps…

JB Dunckel – Hold On

L’heure de l’émancipation a sonné pour Jean-Benoît Dunckel, l’autre moitié d’Air (duo qu’il forme depuis 1995 avec son comparse Nicolas Godin). Ce n’est pas la première fois qu’il voyage en solitaire. D’ailleurs, le Français annonce un nouvel album pour mars 2018, « H+ » (comme le signe de ralliement des transhumanistes). Le premier single, un ravissement entré en playlist sans discussion possible sur MiNT la semaine dernière.

Moodoid – Au pays des merveilles de Juliet

Moodoid a eu le flair de faire revivre un classique d’Yves Simon pour animer la fin de l’année sur la scène indie francophone. Le groupe – qui se qualifie de rock psyché – s’est formé en 2011 autour de Pablo Padovani (fils du célèbre jazzman français).

L’EP – « Reptile » – a débarqué le 25 novembre dernier. Il s’ouvre sur un single éponyme et sur une voix qui fait étrangement penser à celle de Christophe Willem. Le 4e titre retient toute l’attention, « Au pays des merveilles de Juliet ».  Cette version aurait pu être celle de 1973, si Yves Simon l’avait écrite aujourd’hui. Mises côte à côtes, les deux générations se complètent. Réussite absolue pour Moodoid.

Retrouvez les découvertes musicales de Cédric Godart en direct à 11h30 et 18h30 sur MiNT et l’application MiNT. Cette semaine, les découvertes qui ont marqué l’année 2017.

SOURCECédric Godart
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