« Zéro cotisation », une mesure créatrice d’emplois

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Ph. Pexels

Après sa mise en place en 2016, la mesure « zéro cotisation » a continué à doper les embauches des petites sociétés en permettant la création de près de 4.000 emplois cette année. Une courbe positive qui devrait perdurer jusqu’à fin 2020, correspondant à la fin de ce levier fiscal.

Face aux nombreux indépendants et petites et moyennes entreprises (PME) travaillant toujours sans personnel, le gouvernement, à l’initiative des ministres des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale, Denis Ducarme, ainsi que des Affaires sociales et de la Santé publique, Maggie De Block, a lancé le 1er janvier 2016 une mesure incitative à l’embauche dans le cadre de son taxshift.

Booste à la création d’emploi

Il s’agit d’une exonération de cotisation patronale à vie attribuée pour toute embauche d’un premier travailleur entre janvier 2016 et fin décembre 2020. Elle s’adresse à toutes les sociétés n’ayant jamais effectuées d’embauche ou n’en ayant plus faite depuis au moins quatre trimestres.

Cette mésure « zéro cotisation » a permis la création de 13.306 emplois en 2016 et 3.882 durant le premier trimestre 2017, soit 22.188 emplois depuis son entrée en vigueur. Un chiffre se traduisant par une hausse de 65.3 % des « primo-employeurs » à se lancer par rapport à 2015 (96 % en Wallonie, et 54 % en Flandre et à Bruxelles).

Secteurs concernés

Cette mesure à succès « répond à un réel besoin des entreprises » comme le confirmait la porte-parole de Denis Ducarme, Christine Romeyns, lors de la publication des chiffres fin novembre. C’est d’ailleurs dans le secteur du commerce (plus 20 % environ), de la construction (près de 15 %) et de l’horeca avec une augmentation de 15 % que le « zéro cotisation » a permis le plus grand nombre de création d’emplois. Des allégements de cotisation ont d’ailleurs également été lancés pour le recrutement d’un deuxième travailleur.

Discrimination ?

Bien que favorable à ce levier fiscal, le syndicat des indépendants (SNI) a néanmoins regretté qu’il ne soit étendu à tous les indépendants craignant ainsi qu’il ne mène « à une concurrence déloyale ». « Cette très bonne mesure crée dans le même temps une nouvelle discrimination vis-à-vis des indépendants qui ont recruté les années précédentes », explique sa présidente Christine Mattheeuws qui plaide pour « l’octroi d’une exonération des cotisations patronales sociales à chaque premier engagé d’une entreprise » afin de rétablir l’équilibre.