Une étude établit un lien entre la pollution et la délinquance chez les adolescents

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AFP PHOTO / ROSLAN RAHMAN

Une étude américaine publiée ce jeudi 14 décembre tire la sonnette d’alarme sur les dangers de la pollution atmosphérique sur le cerveau des adolescents, les incitant à des actes de délinquance.

Après le risque de cancer et de surmortalité, plusieurs études scientifiques commencent à s’intéresser aux effets néfastes des particules fines sur le cerveau, dont la concentration est particulièrement élevée dans les grandes agglomérations.

682 jeunes suivis

Ces nouveaux travaux menés par des chercheurs de l’université de Californie dans la périphérie de Los Angeles aux Etats-Unis ont suivi 682 jeunes pendant 9 ans, entre leur 9 ans et 18 ans.

L’étude, publiée dans le Journal of Abnormal Psychology, conclut que la pollution de l’air a influencé le comportement délinquant chez ces jeunes et que les effets insidieux des particules fines ont été aggravés par les mauvaises relations avec les parents, la détresse mentale de ces derniers et un milieu socialement défavorisé.

Plusieurs comportements étudiés

Parmi les comportements analysés comme mentir et tricher, faire l’école buissonnière, voler, se livrer à des actes de vandalisme, incendier ou abuser de substance, jusqu’à quatre ont été répertoriés chez chaque jeune, surtout les garçons et ceux vivant dans des endroits avec peu d’espaces verts.

Après avoir mesuré les niveaux de pollution à l’extérieur des habitations des participants entre 2000 et 2014, les chercheurs ont constaté que 75% des participants respiraient un air ambiant pollué dans des proportions supérieures aux niveaux recommandés par le gouvernement fédéral, soit de 12 microgrammes par mètre cube. Certains quartiers présentaient presque le double de la teneur recommandée, précise l’étude.