Le « Mur des Honteuses » rend hommage à celles qui furent moquées et harcelées

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Ph. Suzie Blake

Devenir la risée de sa classe ou de son quartier parce qu’on n’a pas un physique standardisé ou simplement parce qu’on est une fille. Sur le « Mur des Honteuses », une installation d’une artiste australienne, tout le monde a le droit d’écrire ce genre de moments douloureux.

Suzie Blake est une photographe australienne installée à Londres. elle sait ô combien la vie peut-être rude quand on n’est pas une fille populaire à l’école ou bien quand on ne correspond pas aux standards que s’impose la société. On est souvent l’objet de moqueries, de harcèlement et d’insultes.

C’est pourquoi elle a décidé de créer un « Wall of Shamed » (« Mur des Honteuses ») sur lequel viendrait s’inscrire les témoignages de ces moments du passé qu’on préférerait garder enfouis.

Une installation et une plateforme

Il s’agit d’une installation physique installée jusqu’au 10 décembre au Victorian College of the Arts à Londres où l’on peut écrire au feutre en quelques mots ce qui nous a rendu honteux ou honteuse. Sur cette cloison recouverte d’un papier-peint fleuri est suspendu un portrait de Suzie Blake, enceinte alors qu’elle n’était qu’une adolescente en fin d’années de lycée.

Mais c’est également une plateforme en ligne. La page Instagram du projet recense ce même type de témoignages accompagnés du hashtag #wallofshamed.

En voici quelques extraits: des témoignages courts, mais assez émouvants par leur brièveté justement.

« Mon petit ami m’a dit que j’étais grosse samedi »

« Puis-je l’emprunter pour le week-end? » (une question adressée apparemment au petit ami de l’auteure de cette ligne)

« Ma mère m’a dit à l’âge de 12 ans que je ne devais pas porter mon bikini à la maison parce que je risquais de distraire mon père! Nous avions une piscine dans notre jardin. »

« Un jour, j’ai été traitée de 7,5/10 »

 

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