Aurait-on retrouvé un os de saint Nicolas ?

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Higham & G. Kazan

Des scientifiques auraient-ils trouvé un os appartenant à saint Nicolas ? Des chercheurs de l’université d’Oxford affirment qu’un fragment d’os pourrait bien être celui du saint ayant inspiré l’idole des enfants.

Les chercheurs ont étudié un micro-échantillon de fragment osseux et une datation par le radiocarbone a permis d’établir que la relique datait du 4e siècle après Jésus-Christ, soit l’époque où saint Nicolas est mort (vers 343 après Jésus-Christ), selon les historiens.

Un os du saint

« Les résultats suggèrent que les os pourraient être authentiques et appartenir au saint », écrit l’université d’Oxford.

Contrairement à de nombreuses autres reliques étudiées dont l’époque ne correspondait pas, « ce fragment d’os, en revanche, suggère que nous pourrions avoir affaire aux restes de saint Nicolas lui-même », a commenté le Professeur Tom Higham.

Selon la légende, saint Nicolas était connu pour sa générosité. Célébré comme le patron des écoliers en Belgique, aux Pays-Bas et dans certaines régions germaniques, il a aussi inspiré le personnage du père Noël qui entre dans les foyers le soir de Noël les bras chargés de cadeaux.

Des reliques dans le monde entier

Célébré le 6 décembre, saint Nicolas a vécu à Myre, aujourd’hui Demre, en Turquie. La plupart de ses restes sont conservés à la basilique de San Nicola, à Bari, en Italie, depuis 1087, et plus de 500 fragments d’os sont conservées à Venise. Mais au fil des ans, des fragments de reliques ont été acquis par des églises du monde entier.

L’os analysé par les scientifiques de l’université d’Oxford, un morceau de pelvis (partie inférieure du bassin), appartient à un prêtre vivant dans l’Illinois, aux Etats-unis, le père Dennis O’Neill, et la relique vient de Lyon, précise l’université.

« Ces résultats nous encouragent à nous tourner maintenant vers les reliques de Bari et Venise pour tenter de montrer que les restes osseux proviennent du même individu », a déclaré le Dr Georges Kazan, de l’université, « c’est passionnant de penser que ces reliques, qui datent d’une époque si ancienne, pourraient bien être authentiques ».

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