MiNT : Il y a Stars 80 (et puis il y a A-HA)

83

Bien sûr qu’on peut hurler Banana Split et même pardonner les fausses notes de Jean-Luc Lahaye, dans ses habits de lumière (tamisée). On appelle ça la nostalgie.  Sauf que tout le monde n’a pas la classe de Morten Harket, lorsqu’il s’agit de raviver ces fameuses années.

Le passé supplémentaire de la semaine
A-HA « Take on Me » (2017 Acoustic)

35 millions d’albums, 1,5 millions de fans sur Facebook, des tubes qui ont (pour certains) traversé les décennies sans devenir des plaisirs coupables. Décembre est venu et revoilà A-Ha, avec une grande tournée (on attend toujours – désespoir immense qui est le mien ! -, une date belge).

Est-ce d’avoir donné la réplique aux prétendants de l’émission The Voice en Norvège au printemps dernier ? De toute façon, ils n’avaient plus rien à prouver à personne. Alors, au lieu de se séparer comme ils l’avaient annoncé dans la blague la moins drôle de l’année, ils ont préféré réinventer ce qui a fait d’eux des gentlemen du beau milieu de ces fameuses années, où des producteurs élevaient les stars en batterie, façon Tricatel. C’était bien avant le bio.

Magnéto, Serge ! Crying in the Rain, évidemment, Hunting High and Low, The Sun Always Shines on T.V. Et puis, Take on Me. Et son histoire incroyable. On dit que la chanson aurait dû s’intituler Lesson One.  Ce titre, présent sur une démo que le groupe envoya à Warner en 1983, a touché le directeur artistique de la maison de disque en plein cœur. Résultat ? Le premier avion, un rendez-vous à Londres et les trois garçons expédiés en studio quelques semaines plus tard. Oui mais voilà, Take on Me n’atteindra pas les sommets escomptés. Alors, c’est aux États-Unis que le charme a agi. MTV le diffuse une fois par heure et le monde entier donne la réplique. Aucun autre groupe norvégien n’a connu pareil record. Jamais !

Dans son plus simple appareil, Morten Harket (58 ans), sex-symbol des années 80, n’a rien perdu de sa voix et de sa superbe.

Je suis fan.

L’autre découverte (sans obligation d’achat) de la semaine
JAKOMO « Breakfast »

La bio de leur Soundcloud est éloquente : « a bedroom-songwriter & his homies », entendez un auteur-compositeur-interprète et ses colocs. JAKOMO est un pur produit bruxellois de la scène indie. Ni flamande. Ni francophone. Juste parfaitement bruxelloise. Leur attitude décontractée ? L’héritage de leurs influences : The Kooks, BRNS (décidément !), Mud Flow, Arctic Monkeys et Girls in Hawaii.  La synthèse de ceux-là ? Même pas.

En attendant les prochaines scènes, leur EP sorti le 1er novembre dernier est disponible en téléchargement gratuit via Bandcamp.   On peut aussi y écouter les six titres embarqués.

Je vous conseille Go Easy, pour démarrer piano.

SOURCECedric Godart
SHARE