MiNT: Le mélange des genres, et alors ?

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Ils aiment parler de leur musique – pas juste d’eux-mêmes – et c’est une qualité rare. Charles Pasi signe un 4e album, épatant. Pierre Livermore démarre une aventure, personnelle. Blues ou pop, nul besoin de choisir.

Charles Pasi « From the City »

Son physique et musique semblent mettre tout le monde d’accord.  Enchantement immédiat pour le nouvel album de Charles Pasi, sorti fin septembre chez Blue Note (histoire de ne pas faire les choses à moitié).

Ce trentenaire est né à Paris, d’un père italien et d’une mère française. Baccalauréat en poche, il rejoint la Saint Louis Jazz School de Rome puis rentre en France, où il brille au Tremplin national Blues sur Seine en 2005, par deux prix.

Son instrument ? L’harmonica. Puis cette voix. Ce besoin de raconter sa musique – « c’est plus fort que moi », dit-il – entre deux titres de concert.  Enfin, cette manière de dire « je viens en réalité d’ailleurs, de beaucoup plus loin que moi-même », qui emballe sans résistance possible.

Mardi soir, Charles est venu soumettre au public de l’AB Club, à Bruxelles, les 11 titres qui composent « Bricks » ; il ne chante en français qu’à l’étranger et Bruxelles, ce n’est pas vraiment l’étranger. Il faut dire qu’il a enregistré ici (au studio ICP) et à Paris, durant 18 mois.

Vous l’entendrez beaucoup sur la radio pop rock dans les mois à venir : son single « From the City » entre en effet en playlist ce mercredi.

 

 

Liver « Adoption »

Pierre Livermore chante depuis ses 16 ans. Ce Belgo-colombien démarre par des covers – l’époque ! – avant de jouer plus collectif, dans un groupe. Depuis 2016, il collabore à thds, un projet de musique électronique-ethnique – que je trouve – absolument fascinant, destiné à « éviter ce qui est trop évident, vocalement et musicalement. »

Oui mais voilà, cet enfant de la pop – né à Bogota et installé à Durbuy – hésite. Il s’avoue volontiers attiré par d’autres univers, plus rassembleurs : il cite KYO, Years And Years, Oscar and The Wolf, J. Bernardt et même Craig David. « J’aime les voix prédominantes », me confie-t-il ; alors, par envie de poser sa voix, il a récemment démarré son propre projet, LIVER, « histoire d’assouvir certaines frustrations… vocales. »

Résultat ? Un flow pop sexy qui emprunte à Lauv, Bazart, Warhaus et Chris La Rocca. « Je suis très branché scène flamande, c’est vrai, mais je suis aussi fasciné par ce que font Roscoe – des liégeois ! – et Loic Nottet. »

Son premier single « Adoption » est là pour « tâter le terrain », me confie Pierre  en me glissant à l’oreille qu’il travaille en ce moment à « des visuels, d’autres singles, car ce n’est que le début. » Il est d’ailleurs en studio, cette semaine.

Retenez son nom, pour plus tard.

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SOURCECedric Godart
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