Nouvelles règles pour le bio : «des améliorations substantielles»

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AFP / C. Triballeau

Pour l’eurodéputé Philippe Lamberts (Ecolo), les nouvelles règles encadrant le bio sont plutôt satisfaisantes, malgré quelques imperfections.

Les nouvelles règles encadrant le bio sont le fruit d’un compromis. C’est un bon accord?

«Tout n’est pas parfait, mais les nouvelles règles apportent tout de même leur lot d’évolutions positives. L’un des points les plus importants à mes yeux est que les produits bio importés seront soumis aux mêmes règles que les produits européens. C’était très important, car 50% des produits bios vendus en Europe sont importés.»

 

Certains jugent ce compromis insuffisant, notamment pour ne pas fixer un seuil de «zéro pesticide» dans les produits bio.

«Idéalement, on aurait aimé fixer un tel seuil. Cela pose toutefois un problème, car les producteurs qui seraient victimes d’une contamination à cause d’un voisin risqueraient alors de perdre leur certification, et se retrouver dans une situation difficile. Face à ce risque, la seule solution est de prévoir un mécanisme d’indemnisation pour soutenir les agriculteurs bio victimes d’une contamination. On demande à la Commission de réfléchir à un mécanisme de réparation, avec un fonds qui serait alimenté par les producteurs de pesticides.»

 

La Belgique s’est abstenue, au prétexte que l’accord permet un allégement des contrôles.

«Il n’est pas question de supprimer les contrôles. Ce qui est prévu, c’est qu’un producteur qui satisfait aux examens pendant trois ans puisse demander à n’être contrôlé qu’une année sur deux. Cette dérogation sera annulée au premier problème constaté par la suite.»