L’Europe lutte contre les commerces en ligne malhonnêtes

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Le Parlement européen a approuvé mardi à Strasbourg une nouvelle législation qui doit donner plus d’outils aux autorités nationales pour lutter contre les escrocs sur internet. Une grande évaluation de plus de 2.500 sites internet actifs dans les voyages, la mode, le divertissement, les crédits à la consommation et les gadgets électroniques, réalisée il y a trois ans, avait montré que les règles européennes en matière de protection des consommateurs étaient souvent contournées. D’une manière ou d’une autre, 37% des sites enfreignaient les règles européennes. Ces pratiques coûtent aux consommateurs quelque 770 millions d’euros chaque année.

Un nouveau règlement doit doter les autorités nationales d’armes supplémentaires pour lutter contre le phénomène. Elles pourront ainsi demander aux gestionnaires de noms de domaine et aux banques des informations pour identifier les commerçants malhonnêtes et pourront pratiquer le « mystery shopping » (des enquêtes mystères). Le règlement prévoit aussi des amendes et la récupération des bénéfices obtenus grâce à la fraude. En dernier recours, les autorités pourront aussi ordonner à un fournisseur de couper l’accès à un site ou à une application.

« Une analyse de Worldline montre que, chaque mois, 1.300 Belges sont abusés par des magasins en ligne. Ces mesures permettront de diminuer drastiquement ce nombre », indique Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Selon l’eurodéputée, les organisations de consommateurs seront impliquées dans la traque des sites malhonnêtes et les consommateurs dupés y verront plus clair sur les compensations possibles, comme une diminution de prix ou une période de garantie plus longue.

Les eurodéputés sont parvenus avant l’été à un accord avec les Etats membres sur cette nouvelle législation, qui entrera en vigueur à la mi 2019. « 37% des entreprises en ligne en Europe ne respectent pas les lois. Il est largement temps de siffler la fin de la récréation et de faire respecter les droits des consommateurs », a estimé Marc Tarabella (PS). « C’est une excellente nouvelle pour les clients mais aussi pour tous les honnêtes commerçants également victimes de ces pratiques criminelles. »

Source: Belga

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