Série de la semaine : «Transferts», le fantasme de l’immortalité

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Ph. Arte / Laurent Thurin-Nal

Chaque semaine, Metro se penche sur une nouvelle série télé à venir. Après l’excellente «Trepalium» diffusée l’année dernière, Arte reste dans l’anticipation avec sa nouvelle création intitulée «Transferts», que l’on pourra découvrir à partir du 16 novembre.

Le pitch

Dans un futur proche, le transfert de l’esprit d’un corps à un autre, rendu possible par une substance mystérieuse, a permis de sauver des vies, généré des trafics clandestins, mais aussi transformé le regard sur la foi et réveillé des fantasmes d’immortalité…

Dans ce monde en perte de repères, Florian, un père de famille dans le coma depuis plusieurs années, se réveille dans le corps de Sylvain, un capitaine de police membre d’une brigade spécialisée dans les «transferts» illégaux.

Les promesses

Arte nous avait déjà agréablement surpris l’année dernière avec sa fable d’anticipation «Trepalium». La science-fiction n’est pourtant pas le genre de prédilection des Français. On espère que la chaîne nous surprendra à nouveau avec «Transferts».

Le thème de l’immortalité est un classique de la science-fiction. Pour ce genre de série, il faut soit que le budget suive soit être très créatif. C’est le deuxième choix qui s’est évidemment imposé aux auteurs Olivier Guignard («Un village français», «Vénus & Apollon») et Antoine Charreyron («The Prodigies»). Ils ont écrit le scénario «avec des idées mais sans penser avoir les moyens d’Avatar», expliquent-ils à Télérama.

Ph. Arte / Laurent Thurin-Nal

La série explore également la thématique de l’identité et de la montée de la religion dans la société. Il s’agira donc d’un mélange de genres: entre anticipation, drame et polar. La police s’est retrouvée au carrefour de ce que les auteurs voulaient raconter: «l’ironie d’un transféré illégal qui doit chasser des gens comme lui, une nouvelle forme de criminalité avec les trafics de corps et enfin la police comme corps d’État à l’instar du corps religieux ou politique», explique Patrick Benedek, co-producteur de la série, au site 20 Minutes.

Les auteurs promettent également du rythme et un attachement aux personnages.

Ph. Arte / Laurent Thurin-Nal

Tournée en Belgique, «Transferts» compte aussi un acteur belge dans le rôle principal. Arieh Worthalter («Les Anarchistes», «Éternité») incarne le personnage de Florian/Sylvain. Il donne la réplique à Thierry Frémont (lauréat d’un Emmy Award pour son rôle du tueur en série Francis Heaulme), Brune Renault et Steve Tientcheu.

Primée au festival Séries Mania, «Transferts» paraît ambitieuse. Espérons qu’elle sera à la hauteur de ses promesses.