La SNCB dévoile son plan de développement durable

Belga / A.

La SNCB dévoile aujourd’hui toute une série d’engagements en matière de développement durable. L’opérateur ferroviaire souhaite réduire son impact sur l’environnement.

Le trafic ferroviaire représente 8,8% du transport de passagers, pour seulement 2% des émissions de CO2 du secteur énergétique. Un constat qui fait dire à la Ceo de la SNCB, Sophie Dutordoir, que «c’est le moyen de transport idéal pour une mobilité durable». «Il est économe en énergie et l’infrastructure ferroviaire requiert moins d’espace au sol que les infrastructures routières», note-t-elle encore. Et si recourir au déplacement par train plutôt qu’en voiture est en soi vertueux, la SNCB peut encore faire mieux en matière de développement durable. «Pour les cinq années à venir, nous avons défini des objectifs pointus pour nous inscrire dans une dynamique respectueuse de l’environnement», annonce Sophie Dutordoir.

1. Réduire les émissions de CO2

Près de 4/5 de l’électricité consommée par la SNCB l’est pour assurer le roulage des trains. Et comme en matière de conduite automobile, le style de conduite d’un conducteur à des conséquences directes sur le niveau de consommation. Des économies de 30% peuvent être réalisées grâce à l’éco conduite. Des formations permettront de généraliser les meilleures pratiques. La SNCB devrait ainsi consommer 3% d’énergie en moins d’ici 2022, et ainsi économiser 1,4 million € par an.

La SNCB envisage également de revoir l’éclairage et la ventilation des trains, pour permettre une économie supplémentaire de 1,2%. L’arrivée de trains moins énergivores doit encore permettre une économie de 0,8%. Cela doit également permettre une économie de 900.000 € par an.

 

L’effort en faveur d’une meilleure efficacité énergétique passera également par la modernisation des gares, bureaux, et ateliers. La généralisation des éclairages LED dans le courant de l’année 2018 doit permettre de diviser par deux la consommation d’électricité, et économiser 1,5 million € par an.

Belga / B. Fahy

2. Rationaliser la consommation d’eau

Globalement, le plan de développement durable de la SNCB prévoit une réduction de la consommation d’eau du robinet de 10% d’ici 2022. Elle a déjà diminué de 13% par rapport à 2014. L’eau sert à alimenter les sanitaires des trains et gares, au lavage des convois, aux bâtiments et services administratifs…

Par ailleurs, l’opérateur ferroviaire souhaite tripler son utilisation d’eau de pluie, notamment pour le nettoyage. L’installation d’un dispositif de récupération de l’eau de pluie à l’atelier de Schaerbeek a ainsi permis de réduire de moitié la consommation d’eau pour laver un train.

3. Lutte contre le gaspillage au bureau

Comme toute entreprise, la SNCB consomme des produits pour son fonctionnement quotidien, et notamment du papier. La digitalisation de l’entreprise doit permettre de réduire sa consommation de 50% d’ici 2022. L’entreprise reconnaît toutefois le coût environnemental des appareils numérique. Elle vise une suppression totale des imprimantes individuelles d’ici 2020.

Belga / N. Lambert

L’impression des documents commerciaux est également soumise à une révision. Depuis 2015, la SNCB ne publie plus de documents horaires généraux, puisque ces informations sont disponibles sur le site internet. Une réflexion est en cours concernant l’impression de dépliants publicitaires, afin de limiter autant que possible leur tirage.

4. Réduction générale des déchets

La SNCB produit plus de 1.000 tonnes de déchets de bureau chaque année. Ils sont déjà triés. Mais l’entreprise souhaite désormais réduire la production de détritus. L’objectif est une baisse de 10% d’ici 2022.

Du côté de la collecte des déchets en gare, il n’est pas prévu d’étendre le système de collecte de collecte différenciée. Celui-ci équipe actuellement 21 gares du pays, touchant 48% des voyageurs. «Équiper tous les points d’arrêts et gare s’accompagnerait d’une forte hausse des frais de collecte», remarque la SNCB.