Test : Assassin’s Creed Origins – Un incroyable voyage au bord du Nil

Après avoir pris une année sabbatique, Assassin’s Creed revient en force. Plus beau et plus complet que jamais, Assassin’s Creed Origins vous plongera dans une aventure magistrale dans l’Egypte ancienne.

En 2016, Ubisoft avait décidé de mettre en stand-by sa saga phare, Assassin’s Creed, qui avait habitué les joueurs au rythme effréné d’un épisode par an. Cette pause a été bénéfique puisque deux ans après la sortie Assassin’s Creed Syndicate, la licence est de retour avec un épisode riche en nouveautés.

Voyage au bord du Nil

La première grande nouveauté est l’époque dans laquelle se déroule Origins. Après Unity qui prenait place durant la Révolution française et Syndicate qui avait lieu à Londres durant l’époque victorienne, Origins emmène les joueurs aux origines de la création de l’Ordre des Assassins. Direction une époque rarement abordée dans le jeu vidéo : l’Egypte ancienne. Et n’imaginez pas que cet univers se limite à trois pyramides et un Sphinx plantés au milieu du désert. Au contraire, Origins va faire découvrir aux joueurs toute une époque et une civilisation à travers un immense monde ouvert dont les villes, les villages, les fleuves et les déserts grouillent de vie, d’habitants et d’animaux sauvages.

Vous incarnerez Bayek de Siwa, un medjaÿ, c’est-à-dire un gardien du Pharaon. Assoiffé de vengeance après l’assassinat de son fils, ce jeune guerrier va se lancer dans un long périple. Sa quête l’emmènera à la découverte de lieux, de monuments et de personnages historiques. À pied, à dos de chameau ou de cheval, ou en bateau, les joueurs pourront se promener dans les rues de villes comme Alexandrie et Memphis, partir à la recherche des trésors cachés des pyramides, rencontrer des Egyptiens, des Grecs et des Romains, et croiser sur leur route des personnages célèbres comme Cléopâtre, Ptolémée et Jules César.

Plus globalement, le joueur découvrira le quotidien des Egyptiens en l’an 50 av. J-C, notamment à travers des dizaines de quêtes annexes dans lesquelles Bayek devra aider et protéger le peuple confronté aux attaques des animaux sauvages, aux collecteurs d’impôts véreux, aux prêtres malhonnêtes et aux soldats pilleurs.

Des influences multiples

À de nombreux égards, Assassin’s Creed Origins apporte un nouveau souffle à la saga et les influences sont multiples. Dans Watch Dogs 2, le dernier open world en date d’Ubisoft, le drone était bien utile pour faire des repérage et observer les ennemis à distance. Dans Origins, ce drone est remplacé par Senu, l’aigle de Bayek. En appuyant sur un bouton, on prend le contrôle du rapace dans les airs. Le système de combats a également été complètement repensé. Il est plus complexe et plus tactique. Les deux gâchettes de gauche servent à tirer à l’arc et à se protéger avec un bouclier, tandis que les gâchettes de droite servent à donner des coups d’épée, de lance ou de gourdin. Le jeu intègre également des phases d’enquêtes lors desquelles il faut trouver et inspecter tous les éléments d’une scène de crime pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Enfin, Assassin’s Creed Origins emprunte également des éléments aux RPG avec un arbre de compétences à débloquer ou encore la gestion, la confection et l’amélioration de ses équipements. Toutes ces nouveautés apportent du renouveau à la licence et plus de profondeur dans le gameplay. On notera également la participation à des courses hippiques, des combats de gladiateurs et des batailles navales.

Long et magnifique

Au-delà du contexte et du gameplay, Assassin’s Creed Origins brille par ses graphismes. Sur les versions PS4 Pro et Xbox One X que nous avons testées, le jeu est visuellement magnifique. Si quelques textures secondaires, celles d’un chat ou d’un pigeon dans la rue, sont moins réussies, Origins offre des panoramas à couper le souffle. À ce niveau-là, c’est le plus beau jeu de l’année. Que ce soit dans la reconstitution des temples, des palmiers, les hiéroglyphes ou du désert, le souci du détail est énorme et tout est parfaitement reproduit. Enfin, la durée de vie est impressionnante. Il nous aura fallu un peu plus de 28 heures de jeu pour voir apparaître le générique de fin de l’histoire principale. Mais les joueurs qui aiment prendre le temps de découvrir et d’explorer les moindres recoins de l’immense zone de jeu et d’accomplir toutes les quêtes annexes peuvent facilement dépasser les 40 heures de jeu.

Quelle claque ! Avec ses graphismes de toute beauté, son scénario prenant, son gigantesque monde ouvert et ses nouveaux mécanismes de jeu, Assassin’s Creed Origins offre un incroyable voyage dans l’Egypte ancienne. Origins s’impose non seulement comme l’un des meilleurs épisodes de la saga Assassin’s Creed, mais également comme l’un des meilleurs jeux de l’année 2017. Notre coup de cœur de cette fin d’année.

REVIEW OVERVIEW
Assassin's Creed Origins