Une manifestation pour plus d’attention à l’égard des victimes d’erreurs médicales

Une centaine de personnes ont manifesté dimanche après-midi à Bruxelles afin d’exiger plus d’attention à l’égard des victimes d’erreurs et d’accidents médicaux. Elles ne veulent pas stigmatiser les corps médicaux et soignants, mais encourager le dialogue entre les victimes, les prestataires de soins et les autorités. « Nous voulons que de telles fautes soient évitées et que les victimes soient mieux accompagnées », expliquent les organisateurs de la marche. « En 2007, l’Organisation mondiale de la Santé estimait que chaque année, quelque dix millions de personnes mouraient ou devenaient handicapées à la suite d’un tel incident », expliquent les initiateurs. « En Europe, environ un patient sur dix est victime d’un problème au cours de son séjour à l’hôpital. En Belgique, il s’agit de pas moins de 20.000 cas par an.

Le coût de ces accidents s’élève à 600 millions d’euros par an pour la sécurité sociale, alors que 70% d’entre eux ne sont pas dus à un manque de connaissance ou de compétence, mais à une erreur humaine, comme un manque de communication. Des erreurs qui pourraient être évitées. » Les victimes de ces fautes éprouvent dès lors souvent des difficultés à obtenir un dédommagement ou l’aide nécessaire dans le cas où ils en deviennent moins valides.

« Nous plaidons pour une série de modifications législatives », expliquent les organisateurs. « Les prestataires de soins seraient obligés de rédiger un rapport anonyme dans le cas où ils constateraient un incident qui mettrait la vie du patient en danger. Les procédures judiciaires doivent être plus courtes et moins onéreuses, tout comme l’expertise afférente. La communication entre le corps médical et le patient doit être améliorée, tandis que les prestataires de soins devraient être sensibilisés à cette problématique pendant leur formation. »

Source: Belga