Paris respire grâce à sa « journée sans voitures »

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AFP / E. Fefferberg

Des joggeurs courant au milieu de la rue, des piétons prenant possession de la chaussée, des boulevards entiers désertés: Paris vivait dimanche sa troisième journée annuelle sans voitures, une décision cependant largement controversée.

«C’est très sympa, normalement il y a beaucoup de circulation, mais maintenant on peut marcher dans le centre ville, c’est très agréable», lance en anglais un touriste venu d’Asie. «C’est génial. Je trouve ça hyper agréable d’être tranquille, sans voitures», témoigne une cycliste française ravie d’avoir le pavé parisien pour elle.

Après 2015 et 2016, la mairie de Paris a renoué avec la «journée sans voitures» en l’étendant cette fois-ci à l’ensemble de Paris intra-muros. De 11h à 18h, seuls les taxis, voitures avec chauffeurs ainsi que véhicules d’urgence et transports en commun peuvent rouler.

Le trafic a diminué de 30% en 10 ans, la qualité de l’air s’est améliorée

La journée s’inscrit dans la politique volontaire de la maire socialiste Anne Hidalgo, élue en 2014, qui a notamment déjà rendu aux cyclistes et aux piétons la majeure partie des voies qui longent la Seine. Elle a également et fait tracer de nouvelles voies cyclables.

«La pollution ça tue», déclare invariablement Anne Hidalgo à ceux qui l’éreintent en «reine des bouchons». La Mairie se targue d’avoir fait plonger de 30% la circulation automobile en dix ans, avec des effets sur la qualité de l’air. «La pollution atmosphérique à Paris diminue depuis plusieurs années», confirme Charlotte Songeur, porte-parole d’Airparif, un organisme indépendant qui surveille la qualité de l’air dans la région parisienne.