Test : PES 2018 – À la fois si proche et si loin de la perfection

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Depuis quelques années, Pro Evolution Soccer est revenu au top. Mais si PES offre à nouveau d’excellentes sensations manette en mains, il reste toujours loin derrière son rival FIFA en termes de ventes.  Cette édition 2018 parviendra-t-elle à inverser la tendance et à convaincre les fans de foot les plus exigeants ? Réponse dans notre test.

Pour prendre PES 2018 en mains, nous avons décidé de directement passer aux choses sérieuses en lançant une Champions League. Depuis plusieurs années, PES dispose des droits de la coupe aux grandes oreilles et il serait dommage de ne pas en profiter. C’est toujours aussi sympa de retrouver l’habillage visuel de la C1 et de voir son club favoris monter sur le terrain avec cet hymne mythique. Mais au moment de choisir son équipe, on revient à vite à la réalité.

En effet, PES est très loin de disposer de toutes les licences des équipes participant à la Ligue des champions. Les deux finalistes de la dernière édition, la Juventus et le Real Madrid, manquent à l’appel. Tout comme la grande majorité des clubs anglais, allemands et espagnols. Surprise, dans la catégorie « autres clubs », deux clubs belges sont disponibles : Anderlecht et le FC Bruges.

Le plaisir du jeu

Par soucis de réalisme, nous allons donc faire la Ligue des champions avec les mauves. Le tirage au sort est plutôt clément pour eux puisqu’ils se retrouvent dans un groupe avec l’AEK Athènes, London FC (entendez par là Chelsea) et AN White Red (plus difficile à trouver, il s’agit du FC Séville). Après avoir joué à la bêta et à la démo du jeu, nous choisissons le niveau de difficulté ‘haut niveau’. Au moment de la composition de l’équipe, PES 2018 est toujours aussi complet et intuitif. Les amateurs du genre pourront passer de longues minutes pour choisir leurs joueurs et leur formation.

L’ambiance d’avant-match est réussie. Par contre, lors de la rencontre entre l’AEK et Anderlecht, quasiment aucun joueur n’est reconnaissable. Si les développeurs ont mis le paquet pour modéliser les visages des stars du ballon rond avec un rendu proche du photoréalisme, les plus petites équipes n’ont pas bénéficié de cette attention. Malgré la victoire finale et une large domination (2-1), on constate que l’attaque adverse est impitoyable : un tir cadré, un but.

Toujours le même défaut

Manette en mains, les sensations sont bien là. Le rythme du jeu est parfait, ni trop lent ni trop rapide, tout comme l’équilibre entre l’attaque et la défense. Comme les épisodes précédents, PES 2018 privilégie la construction plutôt que les gestes techniques à foison. La prise en main est vraiment excellente et nous avons vraiment l’impression de pouvoir faire ce que l’on veut avec le joueur qui contrôle le ballon. Après avoir terminé premier du groupe, nous avons hissé Anderlecht jusqu’en finale de la Ligue des champions.

Mais si le plaisir du jeu est bien là, PES reste toujours confronté à son problème de licence. Même si ce sont les mêmes joueurs derrière le maillot, gagner une finale 3-0 contre MD White n’a pas la même saveur que de gagner contre le prestigieux Real Madrid. Cela restera toujours le grand défaut de PES.

Heureusement, après quelques recherches sur le Net, les joueurs les plus débrouillards, pourront trouver et installer des patchs qui permettent de combler cette lacune et de rendre PES 2018 presque parfait.

REVIEW OVERVIEW
PES 2018