Les MST atteignent des chiffres records aux Etats-Unis

Les MST atteignent des chiffres records aux Etats-Unis

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) ont atteint un niveau record aux Etats-Unis avec plus de deux millions de cas de chlamydia, de gonorrhée et de syphilis recensés l’année dernière, ont annoncé mardi les services de santé. C’est « le chiffre le plus élevé jamais atteint », peut-on lire dans le rapport annuel sur la surveillance des maladies sexuellement transmissibles, publié par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). La plupart des nouveaux cas – 1,6 million en 2016 – sont des cas de chlamydia, une infection bactérienne qui affecte aussi bien les hommes que les femmes. La gonorrhée a également augmenté chez les hommes et les femmes l’année dernière, mais la hausse est plus prononcée parmi les hommes (22%), selon le rapport.
Ces évolutions sont « particulièrement alarmantes » en raison de la résistance de plus en plus prononcée de la gonorrhée au dernier traitement recommandé, selon le rapport des CDC.
Les cas de syphilis sont au nombre de 28.000, soit une augmentation de près de 18% entre 2015 et 2016. La plupart des cas de syphilis sont observés chez les hommes, principalement homosexuels et bisexuels. Mais le taux a augmenté également de 36% chez les femmes.
Il y a aussi eu plus de 600 cas parmi les nouveau-nés – ou syphilis congénitale. « Tout bébé né avec la syphilis représente un échec tragique du système » de santé, a déclaré Gail Bolan, directrice de la Division de la prévention des MST aux CDC. « Tout ce qu’il faut, c’est un simple test de MST et un traitement antibiotique pour éviter cet énorme problème et aider à assurer un bon départ dans la vie pour la prochaine génération d’Américains ».
Les experts estiment que malgré les inquiétudes croissantes sur la résistance aux antibiotiques, ces trois MST peuvent toutes être guéries avec un traitement antibiotique. Sans traitement, elles peuvent conduire à une infertilité, à une grossesse extra-utérine, à des nourrissons morts-nés et à un risque accru de transmission du VIH.

source: Belga