Des écoles nouvelles et différentes à Bruxelles

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Belga / B. Doppagne

Face au manque de places dans les écoles bruxelloises, l’ouverture de nouveaux établissements est l’occasion d’expérimenter de nouveaux modèles pédagogiques. Mardi, trois écoles de pédagogie active ont été inaugurées en Région bruxelloise.

Primaire et secondaire réunis

La commune de Forest compte depuis la rentrée un nouvel établissement de pédagogie active assez inédit, le «groupe scolaire Bruyères-Horta», inauguré hier en présence du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.

L’école, gérée par deux pouvoirs organisateurs, l’un de la commune, l’autre de la Fédération, réunit le dernier cycle de primaire et le premier du secondaire. Elle répond à la surpopulation de l’école des Bruyères. La nouvelle école, située rue Pierre Decoster, accueille sur le même site des classes de 5e et 6e primaires ainsi que du premier cycle du secondaire.

Pour l’instant, elle ne compte pas encore d’élèves de 2e secondaires mais l’arrivée des autres classes est prévue l’an prochain.

Enseignants et université

Les deux nouvelles écoles inaugurées hier par la ministre francophone de l’Éducation Marie-Martine Schyns proposent une pédagogie dite «active».

«L’élève est acteur de son apprentissage. Il participe aux décisions de l’école et sait pourquoi il est vient. L’objectif est de lui donner l’envie d’apprendre», explique Pierre Tempelhof, échevin de l’Instruction publique à Molenbeek-Saint-Jean, l’un des initiateurs du projet Écoles Plurielles. Dans sa commune, le site Maritime accueille depuis la rentrée 125 élèves en 1re année du secondaire.

Un autre site s’est ouvert également à Berchem-Sainte-Agathe (Karreveld) et compte 146 enfants. À terme, quelque 1.500 élèves fréquenteront ces établissements installés dans d’anciens locaux d’entreprises. Ici, c’est surtout la composition du pouvoir organisateur qui est inédite: deux communes, la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais aussi un collectif d’enseignants, l’asbl L’École ensemble et l’ULB. Cette dernière veillera surtout à jeter des ponts entre le secondaire et le supérieur.