Action au 101: il manque des opérateurs, selon la CSC

Belga / L. Van Assche

Une action de sensibilisation par une distribution de tracts s’est tenue mardi matin devant le Centre d’Information et de Communication (CIC) de Namur. La CSC Services publics tenait à attirer l’attention sur le manque d’opérateurs 101 dans tout le pays.

Le syndicat réclame en priorité le déblocage d’un million d’euros correspondant au recrutement de 25 équivalents temps pleins promis par le vice-Premier ministre Jan Jambon, en mai dernier.

Une rencontre avec le gouverneur

L’action de sensibilisation organisée consistait d’une part à la distribution de tracts auprès du CIC et des citoyens, ainsi que par une rencontre prévue à 9h30 avec le gouverneur de la Province de Namur, Denis Mathen. «Nous souhaitons que le gouverneur intervienne auprès du fédéral et fasse entendre notre voix», a expliqué Jean-Marc Delfosse, secrétaire permanent CSC services publics.

Le gouverneur a affirmé soutenir «à 200%» l’action de la CSC, a indiqué Jean-Marc Delfosse, secrétaire permanent CSC. «Le gouverneur a mis à l’ordre du jour ce point pour le prochain collège provincial», a précisé le syndicaliste à l’issue de la rencontre.

En janvier 2016, le syndicat avait déjà mené une action dans le but de dénoncer le manque d’opérateurs en Belgique. Ce mouvement avait également été respecté en province de Namur, qui fonctionne avec 55% du personnel, selon la CSC.

« Des délais de réponse plus longs »

«Cela représente un danger pour la population, car avec un manque de personnel, les délais de réponse au numéro 101 sont plus longs», précise le permanent. «Les autorités policières ont notamment été appelées pour renforcer les équipes, mais ce n’est pas leur rôle», a-t-il ajouté.

Lors d’une réunion avec le vice-Premier ministre Jan Jambon, en mai dernier, une enveloppe d’un million d’euros avait été annoncée, mais la CSC déplore qu’actuellement, cet argent soit toujours bloqué. «J’espère que c’est pour raison administrative et non pas une volonté politique», affirme Jean-Marc Delfosse qui reste néanmoins convaincu qu’un soutien du gouverneur pourra accélérer l’accès à cet argent.