Un train volant supersonique « made in China » verra le jour

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La Chine veut concurrencer l’Hyperloop, le prochain train futuriste américain. Elle va développer un nouveau TGV volant capable d’aller à 4 000 km/h, soit quatre fois plus rapide qu’un vol commercial en avion.

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L’Empire du Milieu ne cesse de vouloir montrer au monde sa puissance technologique. La China Aerospace Science and Industry Corporation (CASIC), constructeur spatial national, a dévoilé les premières images du prochain « train volant à grande vitesse ».

Nommée T Flight ou HyperFlight, la capsule du futur peut rouler dans un long tube jusqu’à 4.000 kilomètres par heure. Cela équivaut à 10 fois la vitesse des trains les plus rapides du moment, quatre fois un vol commercial et trois fois la vitesse du son.

L’Orient contre l’Occident

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Cette idée de la CASIS est venu suite à la popularisation de l’idée d’Hyperloop. Développé par Elon Musk, ce moyen de transport ultra-rapide du futur serait capable de traverser les États-Unis en moins de quatre heures. Lors du dernier essai, Hyperloop a atteint la vitesse de 324 km/h. Mais à terme, Elon Musk veut que son train futuriste puisse atteindre les 1.000 km/h.

Il y aura plusieurs modèles d’Hyperloop, dont le plus connu est l’Hyperloop One. Mais le principe reste le même: un tunnel à densité  faible où un train flotte au-dessus du sol grâce à la suspension magnétique. Les trains japonais Shinkansen ont inspiré les développeurs américains.

Mais la CASIC, qui a un projet similaire, propose un plan beaucoup plus ambitieux. Avec l’accord d’une vingtaine de compagnies industrielles et d’institutions chinoises, qui ont « déposé plus de 200 brevets » dans le domaine, la technologie de HyperFlight sera différente et le train sera capable de rester au-dessus du sol à l’arrêt, contrairement aux Shinkansen et aux Hyperloops.

 

À l’occasion du Commercial Aerospace Forum, un événement centré sur l’aérospatial, la CASIC a dévoilé un plan en trois étapes sur la manière dont ce TGV va fonctionner. Ils comptent d’abord mettre en place un réseau relativement court entre villes, où la limite de vitesse serait de 1.000 km/h. Par la suite, si ce projet à petite échelle porte ses fruits, des réseaux nationaux pour 2.000 km/h, puis internationaux pour 4.000 km/h se développeront au fur et à mesure.

De plus, le système fonctionnera sans carburant. Les tubes de transports seront recouverts de panneaux solaires et les usines nucléaires chinoises fourniront l’alimentation électrique principale.

Doutes et Questions

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La question qui fait débat concerne la sécurité et la survie des passagers. Des experts affirment que le corps humain ne pourra pas supporter une vitesse aussi intense dans un train. « Dans ce cas alors, les passagers seront-ils astronautes ?, s’inquiète Zhao Jian, professeur à l’Université pékinoise du transport. « Il y aura des coûts élevés en augmentant la vitesse en différentes étapes. Je me demande si ce sera économiquement viable. » 

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En effet, la Chine pourrait subventionner certains projets hors de la fierté nationale, mais ce réseau ferroviaire à échelle internationale pourrait flamber le budget de l’Empire du Milieu. Pendant que le projet ambitieux se développe, la Chine se concentre sur le retour en force de son TGV, qui entend devenir le plus rapide du monde. Suite à un accident ferroviaire, en 2011, qui a tué 40 personnes, le gouvernement chinois avait mis en place une régulation pour limiter la vitesse des trains. Pourtant, dès le 21 septembre, les TGV seront finalement autorisés à voyager de Pékin à Shanghai à vitesse maximale (350 km/h).