De nouveaux agents de sécurité agréés à la Stib

AFP / J. Thys

Le gouvernement bruxellois a officiellement remis mercredi les cartes d’accréditation Vigilis à quatre des premières recrues de la Stib formées à la sécurisation du réseau par Bruxelles Formation et le VDAB Brussel.

Début août, 12 agents sont entrés en fonction. Ils devraient être 107 d’ici la fin de l’année, auxquels il faut ajouter 15 encadrants.

Une conséquence des attentats

Le ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort a rappelé l’importance de la sécurité dans les transports en commun, en lien avec les attentats. «L’augmentation de la capacité opérationnelle dédiée aux métiers de la sécurité et de la prévention est et demeurera une priorité pour nous, et singulièrement autour des transports en commun qu’assurent courageusement nos services, malgré le traumatisme qu’a pu représenter pour beaucoup d’entre nous l’attaque du métro de Maelbeek», a-t-il déclaré.

Depuis un peu plus d’un an, des sociétés privées de gardiennage assuraient un renfort sécurité sur le réseau en attendant les nouvelles recrues de la Stib. Ces agents seront progressivement remplacés par les demandeurs d’emplois bruxellois qui auront terminé leurs formations.

« Un vivier d’emplois »

«Nous avons créé des formations supplémentaires de gardiennage et de sécurité, suivies par des formations en interne de la Stib», a expliqué Didier Gosuin, ministre bruxellois chargé de l’Emploi et de la Formation professionnelle. «Il y a 5 modules différents et la formation prend minimum 6 mois. (…) Avec les attentats, on constate que les entreprises privées cherchent aussi des demandeurs d’emploi formés à la sécurité. Donc, pour nous, c’est un vivier d’emplois.»

Pascal Smet, ministre bruxellois de la Mobilité et des Transports publics, a évoqué un coût de 8 millions d’euros et souligné que les 122 recrues seront affectées à des stations déterminées. «Avant, les agents de sécurité bougeaient sur le réseau, mais je trouve important que les gens puissent reconnaître leurs agents de sécurité. Ils vont respecter plus facilement leur travail. L’agent de sécurité qui restera basé dans une même station pourra de son côté mieux reconnaître le public, mieux comprendre les comportements et avoir des réactions plus adaptées».

Plus de 300 agents de sécurité en tout

Les stations plus sujettes aux incidents seront privilégiées, à commencer par celles de la gare du Midi et de la Bourse.

Le service de sécurité de la Stib compte 213 agents d’intervention et de contrôle, auxquels viendront s’ajouter les nouvelles recrues en formation. De plus, 260 agents multimodaux juniors et seniors assurent une présence dissuasive sur le réseau. La Stib dispose par ailleurs d’un important réseau de caméras (6.000 embarquées dans les véhicules et 3.200 en station). Un réseau de caméras anti-intrusion sera dans les prochains mois également implanté dans les tunnels.

En 2016, le nombre d’agressions sur le réseau a diminué de 7,9% par rapport à 2015. Les agressions physiques des agents de la Stib dans le métro ont même diminué de 38% en un an.