La BD aussi fait sa rentrée

Ph. Zep / Glénat

La bande dessinée fait aussi sa rentrée. De grandes stars des librairies, et des cours de récré, sont de retour.

D’habitude, l’actualité BD fait son show en novembre à l’approche des fêtes de fin d’année et du festival d’Angoulême qui a lieu fin janvier. Mais depuis quelques années, le 9e Art participe à la rentrée littéraire après deux mois de sommeil estival, les dernières grosses cartouches ayant été publiées pour être lues sur la route des vacances.

Des stars

La star de la rentrée sera très certainement Titeuf. Un 15e album des aventures de la terreur à la mèche sévira dans les cours de récré, «Plein le slip» (Glénat) débarque le 31 août avec un retour au gag après que Zep ait imaginé l’adolescence de son personnage fétiche.Le lycée Fanfaron fait sa rentrée le 6 septembre avec la sortie du tome 19 de la série à succès Les Profs (Bamboo) d’Erroc et Leturgie.

Intitulé «Note to be», il évoquera par le rire une atmosphère de complot. Depuis le 18 août, les Schtroumpfs cultivent des haricots mauves dans le 35e tome de leurs aventures. C’est la dernière dessinée par le regretté Pascal Garray disparu voici quelques mois.

Pour les grands également

En BD plus adulte, quelques planches prometteuses sont également attendues. Le trio Vivès-Balak-Sanlaville sort le 10e tome de leur manga rétro et terriblement addictive «Last man».

Chez Dargaud, le premier épisode du polar animalier «Mulo» (de Pog et Le Bihan) s’annonce comme l’un des rendez-vous de la rentrée. L’histoire d’un bâtard, fruit d’un âne et d’une jument, qui part à la recherche de ses origines, lui qui a grandi dans un orphelinat.

L’élégant thriller fantastique de Lapière, Alibert et Vernay «Rose» est de retour chez Dupuis. On s’est laissé embarquer dans cet étrange histoire portée par le dessin duveteux de Valérie Vernay.

Lewis Trondheim ressuscite son héros Lapinot, que l’on n’avait plus vu depuis 2004, dans «Un monde un peu meilleur» à paraître à L’Association.

Côté manga, on salue la réédition en intégrale du merveilleux «Lady Snowblood» de Kazuo Kamimura, une œuvre majeure des années 70 à redécouvrir chez Kana.

Nicolas Naizy