Dix-huit interpellations aux Ardentes à Liège

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Le festival Les Ardentes s’est refermé dimanche, dans le parc Astrid à Coronmeuse (Liège), après quatre jours de festivités au cours desquels dix-huit arrestations, soit 11 administratives et 7 judiciaires, ont été dénombrées, a-t-on appris dimanche soir auprès de la police de Liège. Pour cette 12e édition, les mesures de sécurité avaient été renforcées en raison du maintien, par l’Ocam (Organe de coordination pour l’analyse de la menace), du niveau 3 de la menace terroriste (NDLR: menace possible et vraisemblable). Les bracelets d’accès étaient contrôlés aux entrées, les sacs et coffres des voitures étaient inspectés, des policiers en uniforme et en civil effectuaient des surveillances sur le site… « Le budget pour la sécurité est passé de 60.000 euros la première édition à 230.000 euros cette année », a souligné dimanche Gaëtan Servais, co-organisateur des Ardentes.
Du côté de la Croix-Rouge, une cinquantaine de secouristes ont été mobilisés chaque jour. On relève 336 interventions, la majorité étant liées à des malaises en raison de la chaleur ainsi qu’à des contusions et plaies aux pieds. « Seulement 9 interventions étaient dues à l’alcool et 4 liées à la drogue. Treize patients ont été conduits à l’hôpital afin que des soins complémentaires leur soient prodigués », précise-t-on à la police de Liège.
Alors qu’une nouvelle circulaire instaurant une tolérance zéro en matière de détention de produits stupéfiants dans l’arrondissement judiciaire de Liège, Huy et Verviers a été appliquée pour la première fois lors du festival Les Ardentes, les chiffres sont en baisse et sont principalement liés au cannabis. Aucune drogue dure n’aurait été découverte sur le site.
Bien que la détention de cannabis soit tolérée jusqu’à 3 grammes, la circulaire prévoit la saisie des produits. Ce fut le cas à 157 reprises. En outre, on relève 17 transactions ayant été proposées à des personnes qui détenaient au-delà de 3 grammes de produits stupéfiants. « Le travail de la brigade judiciaire, présente chaque année, est donc payant, le bouche à oreille fonctionne. Seules quatre interventions médicales liées à la drogue ont été enregistrées ».

Source: Belga