Test Prey : Le FPS de l’année sur PS4, Xbox One et PC ?

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PS4/XONE/PC Un peu plus de dix ans après sa sortie sur Xbox 360 et PC, Prey revient sous forme d’un reboot. Et accrochez-vous car cette nouvelle version est en lice pour être l’un des FPS de l’année.

Après Dishonored 2 sorti fin 2016, les studios d’Arkane livrent un nouveau FPS diablement immersif et efficace. Cette fois, direction le futur avec une œuvre de science-fiction dans laquelle vous incarnez Morgan. Le héros, dont vous pouvez choisir le sexe, se réveille en l’an 2032 à bord d’un Talos I, une grande station spatiale en orbite autour de la Lune. Tous les habitants et les scientifiques semblent avoir été tués par des entités extraterrestres hostiles. Guidé par une voix robotique, Morgan devra survivre et découvrir les secrets de Talos.

Un univers génial

La première heure de jeu est ahurissante. Elle rappelle Half-Life, le FPS culte de Valve qui fêtera bientôt son 20e anniversaire. Clé anglaise à la main, vous devrez explorer les premières salles du vaisseau et vous ferez connaissances avec les Mimics, des petites bestioles qui ont la capacité de se camoufler en objet. Ainsi, si vous voyez deux objets similaires les uns à côtés des autres, c’est mauvais signe, l’un d’eux pourrait être un Mimic et vous sautez dessus. Une nouvelle fois, l’univers proposé par Arkane est génial. Construit dans les années 1960, durant la guerre froide, le vaisseau propose des décors rétro avec des éléments futuristes. À ce niveau, Prey rappelle Bioshock, un autre FPS culte.

Comme dans Dishonored 2, le souci du détail est assez exceptionnel. Il est possible d’interagir avec une multitude d’objets et il y a moyen de passer des heures à fouiller pour découvrir tous les secrets de Talos. Côté gameplay, le joueur peut choisir d’y aller tête baisser ou opter pour une approche furtive. Mais les monstres étant coriaces et les munitions rares, la discrétion est conseillée. Prey dispose aussi d’une dimension RPG non négligeable. Ainsi, il faudra gérer son inventaire, améliorer son personnage avec toute une série de compétences mais aussi récolter des ressources pour fabriquer ses armes et ses munitions.

Plein de bonnes idées

Le recyclage est au cœur du jeu. Toutes les ressources collectées peuvent être recyclées via des machines disséminées dans la station. Les éléments transformés serviront à créer des kits de soin, des armes ou des munitions. Ce concept est bien pensé et ce n’est le seul. Prey regorge de bonnes idées. L’une des armes principales est par exemple le canon Glue. Cette arme non létale a un potentiel de dingue. Sa mousse permet de figer temporairement les adversaires pour mieux les tuer, mais elle permet aussi de colmater des fuites, d’éteindre du feu ou de bloquer des arcs électriques.

Tout au long de l’aventure, de nouvelles fonctionnalités viennent s’ajouter. Comme les Mimics, il sera par exemple possible de se réincarner en objet pour se camoufler ou se rendre dans des endroits inaccessibles. Outre son univers et sa direction artistique envoûtants, sa jouabilité réussie et multiple, Prey brille par son moteur graphique. Visuellement, le dernier jeu d’Arkane est magnifique et rivalise avec les plus beaux jeux du moment.

Beau, original et immersif, Prey offre une aventure spatiale inoubliable. Et si c’était lui le digne successeur d’Half-Life 2, dont la suite est attendue, en vain, depuis des années par les fans de la saga ?

REVIEW OVERVIEW
Test de Prey
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