Une « pilule du lendemain pour homosexuels » bientôt remboursée

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AFP / GETTY

Dès le 1er juin, le gouvernement remboursera l’antirétroviral Truvada aux personnes qui ne sont pas contaminées par le VIH, a décidé la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld). Elle a prévu à cet effet un budget d’un million d’euros en 2017.

« Cela permettra d’éviter de nouvelles contaminations », explique la ministre. La coupole flamande d’associations LGBT çavaria applaudit la mesure, peut-on lire dans Het Laatste Nieuws. Actuellement, seules les personnes contaminées ont droit à un remboursement. A l’avenir, les personnes exposées à un risque élevé pourront se faire rembourser cet antirétroviral préventif.

Le principal groupe à risque: les hommes homosexuels. Il ressort d’une étude que le risque de contamination pour un homosexuel est de 1 sur 20, tandis qu’il est de 1 sur 5.000 chez les hétérosexuels. Ingérer chaque jour un comprimé de Truvada permet d’éviter la contamination.

Une mesure « essentiel »

Cavaria, une coupole d’associations LGBT, applaudit la décision. « Nous étions déjà très contents l’an dernier lorsqu’il a été possible de prescrire le Truvada, mais le remboursement, c’est essentiel », commente le porte-parole de çavaria Jeroen Borghs. « Sinon, c’est tout simplement trop cher. »

L’Institut de médecine tropicale, un des onze centres belges de référence pour le sida, se réjouit également. « L’Institut voit le Truvada comme un moyen supplémentaire de prévention important pour maîtriser l’épidémie de HIV en Belgique », indique-t-il. L’Institut insiste toutefois sur le fait que l’utilisation de préservatifs reste importante, « car le Truvada n’offre pas de protection contre d’autres maladies sexuellement transmissibles ».

Le remboursement du Truvada devrait selon les estimations permettre d’éviter quelque 3.200 infections entre maintenant et 2023.

SOURCEBelga
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