La vie d’artiste au sein du Cirque du Soleil

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Canada, États-Unis, Australie, Bélarus, Brésil, Chine, Italie, Allemagne, Finlande, Mongolie… les artistes de Totem viennent des quatre coins du monde. Une vie rythmée par les voyages, les entraînements et les spectacles pour un quotidien hors du commun.

Un rythme de vie qui doit s’adapter à un quotidien de nomade. « On peut faire deux-trois mois par ville puis on a des congés de deux semaines. À part à Tokyo, qui est vraiment notre plus gros marché, où l’on fait six mois et où nous avons un congé d’une semaine », détaille Neelanthi Vadivel. « Personnellement, je rentre à Montréal pour voir mon fils ou des fois on passe des vacances ailleurs. Tant qu’à être en Asie je vais, visiter d’autres pays. Il y a beaucoup de gens qui prennent l’opportunité d’aller à un endroit ou normalement ils n’iraient pas », raconte cette maman d’un garçon de 14 ans.

Neelanthi vadivel

 

Un métier pas toujours évident à gérer comme nous le confirme Marie-Christine Fournier : « Il y a toute une beauté à voyager avec le travail mais c’est quand même difficile d’être loin de la famille et des amis qu’on laisse derrière nous à la maison. Tout le monde n’a pas la capacité de le faire ». « Avec le voyage et les déplacements surviennent les rencontres avec plein d’individus, c’est vraiment une opportunité d’avoir le monde à portée de main. Je pense qu’on apprécie la liberté d’être ici sans la famille, et même si c’est possible d’en avoir une sur la tournée, ce n’est pas nécessairement ce que je veux », rajoute Louis-David qui admet que, malgré le manque, la troupe de Totem possède un très bel esprit de famille.

Ph. Laura Sengler

Une routine qui ne laisse pas toujours non plus la possibilité de rencontrer quelqu’un admet Neelanthi, elle-même divorcée: « Pour rencontrer quelqu’un c’est compliqué en tournée. Ca dépend aussi du pays. Il y en a où la différence culturelle très grande. Au Japon, les relations entre Japonais et non Japonais ne sont pas très fréquentes ».

Aventure familiale

Pour pallier cette difficulté, certains ont fait le choix de vivre cette expérience en famille. C’est le cas de Massimo Medini et Denise Garcia-Sorta, en couple dans la vie comme sur scène, et parents d’une adolescente de onze ans qui se laisse tenter quant à elle par la contorsion. « Nous nous connaissons depuis que nous sommes enfants donc pour nous c’est normal », explique cette dernière.

Tout en essayant de séparer néanmoins leur vie privée de celle au cirque, ils avouent avoir un rituel avant de monter sur scène pour réaliser leur dangereux numéro sur patins à roulettes : « On se regarde dans les yeux, on s’embrasse et tout s’en va ». Pour ces enfants du cirque depuis trois générations, pas de doute quant à leur futur, il sera au sein de la troupe. « C’est la meilleure place au monde », nous confie Massimo Medini.

Ph. Laura Sengler

«Totem» sera à Brussels Expo du 31 août au 8 octobre. Réservations sur www.cirquedusoleil.com/fr/totem

SOURCELaura Sengler
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