Objets perdus dans les trains : 1 sur 3 retrouve son propriétaire

GSM, valises, manteaux… Il se perd toutes sortes d’objets dans les trains. Chaque année, plus de 30.000 pièces sont retrouvées par les services de la SNCB.

Un moment d’inattention, un coup de fatigue, un peu de précipitation au moment de descendre du train… Pour diverses raisons, de nombreux objets sont oubliés à bord des trains. «Les gens oublient parfois de gros bagages, c’est assez fou», sourit Patrick Bousman, l’un des agents de la SNCB en charge des objets perdus. De la valise pleine de vêtements oubliée en rentrant de vacances à la poussette, en passant par deux sièges auto pour enfant, il a vu toutes sortes d’objets oubliés. Au point de parfois se demander comment leur propriétaire a pu descendre du train sans se sentir bizarrement libéré d’un poids.

Près d’un objet sur trois restitué à son propriétaire
En 2016, quelque 32.500 objets ont été retrouvés dans les trains. Plus de 11.000 ont pu être restitués à leur propriétaire. « C’est agréable de rendre ces objets à leur propriétaire. C’est souvent un grand soulagement pour les personnes concernées« , souligne Patrick Bousman, de la SNCB.

 

«Au-delà de ces trouvailles un peu étrange, on récupère surtout des choses assez classiques: sac à dos, GSM, portefeuille…» explique la SNCB. Certains sont retrouvés par les accompagnateurs de trains, qui contrôlent chaque wagon à la fin du trajet. «On peut aussi compter sur les passagers, qui restituent les affaires, notamment quand un de leurs voisins a oublié quelque chose en descendant précipitamment du train.»

Dons aux Petits Riens

Les passagers victimes d’une perte sont invités à entrer une demande via le site internet de la SNCB. «On lance à chaque fois une recherche avec les objets que nous avons répertoriés», reprend Patrick Bousman. Les demandeurs sont invités à déposer la demande la plus précise possible. «Nous sommes très exigeants pour rendre un objet», reprend Thierry Ney porte-parole de la SNCB. «Il y a parfois de belles pièces, notamment des smartphones ou tablettes. On doit être certains de les rendre à leur propriétaire.» Il est donc demandé d’être le plus précis possible. Dans le cas d’un GSM (plus de dix sont retrouvés chaque jour), il est recommandé de souligner une éventuelle fêlure sur l’écran, la couleur de la coque, ou bien le contenu de l’appareil s’il est allumé.

 

«On a une démarche proactive, on fait vraiment au mieux pour retrouver les propriétaires, via des numéros de téléphones, profils Facebook…», explique la SNCB. Pourtant, deux objets sur trois ne retrouvent pas leur propriétaire. Les objets non-réclamés au bout de 50 jours sont donné aux Petits Riens. L’asbl se chargera alors de les revendre d’occasion.

 

Des frais de procédure

Les objets perdus sont rendus contre des frais de procédure de 5€. Une demande abusive ? «Non», assure Thierry Ney, porte-parole de la SNCB. «Les gens récupèrent un smartphone dans lequel ils ont de précieuses informations et souvenir, le doudou d’un enfant, un trousseau de clé qui leur évitera de changer toutes leurs serrures. Tout cela vaut bien plus que 5€.» Il souligne d’ailleurs que la SNCB ne gagne rien avec cette somme. «Nous avons une démarche très proactive, nous faisons des recherches, afin de satisfaire le client. Mais cela à un coût. Les 5€ les ne couvrent d’ailleurs pas totalement.»