France : retour sur une campagne pleine de surprises

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En France, le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra dimanche. Retour en quelques dates sur une campagne marquée par les surprises.

16 novembre: Emmanuel Macron annonce officiellement sa candidature à la présidence de la république. L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande veut attirer à lui les électeurs centristes.

20 novembre: C’est la première grosse surprise, même si beaucoup s’y attendaient. Celle qui allait donner le ton, peut-on dire avec le recul. L’ancien président Nicolas Sarkozy est éliminé dès le premier tour de la primaire de la droite.

27 novembre: Donné favori de la primaire de la droite, Alain Juppé est battu par François Fillon, qui obtient 66,5% des suffrages.

1er décembre: Le président en exercice, François Hollande, annonce renoncer à briguer un second mandat. Cette annonce bouleverse la donne à gauche.

 

22 janvier: Le premier tour de la primaire de la gauche envoie Benoît Hamon et Manuel Valls pour le second tour. Exit donc Arnaud Montebourg, qui va toutefois apporter son soutien à Benoît Hamon.

24 janvier: Le Canard enchaîné révèle que l’épouse de François Fillon aurait bénéficié d’un emploi fictif présumé.

29 janvier: Le «frondeur» socialiste Benoît Hamon, qui s’est opposé à plusieurs reprises à la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, remporte l’investiture socialiste (58,7%)

22 février: François Bayrou, qui a longtemps incarné le centre français, rejoint Emmanuel Macron.

 

23 février: L’écologiste Yannick Jadot renonce à sa candidature, au profit de Benoît Hamon.

1er mars: François Fillon annonce sa prochaine mise en examen. Il décide de maintenir sa candidature, contre sa promesse, quelques semaines plus tôt, de démissionner dans un tel cas. Bruno Le Maire, l’un des cadres du parti LR, lui retire son soutien.

12 mars: François Fillon se retrouve au cœur d’une nouvelle affaire. Il est accusé d’avoir accepté pour 50.000 € de costumes, des «cadeaux» de la part d’un homme d’affaires controversé, Robert Bourgi. Cette affaire rebondira à nouveau le 13 avril. Alors que François Fillon avait annoncé avoir rendu les costumes, la police le soupçonne d’avoir rendu des costumes de moindre valeur.

29 mars: L’ancien premier ministre de François Hollande, Manuel Valls, revient sur son engagement de candidat à la primaire d’en soutenir le vainqueur. Il annonce qu’il votera en faveur d’Emmanuel Macron dès le premier tour.

 

5 Avril: Le candidat de La France Insoumise, Jean-Luc Mélanchon, dépasse le socialiste Benoît Hamon. Le candidat du PS est donné à moins de 10%

19 avril: L’élection s’annonce totalement incertaine. Les quatre candidats de tête se tiennent dans un mouchoir de poche. Si Emmanuel Macron et Marine Le Pen font la course en tête, ils sont talonnés par François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Les quatre peuvent prétendre se qualifier pour le second tour.

SOURCECamille Goret
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